L’Enfant

C’est lors d’une fraiche soirée d’octobre que je suis allée à la première de l’Enfant au théâtre de Verre Co-Arter dans le 19èmeà Paris.
Je dois avouer que je ne m’étais ni renseignée sur le sujet, ni sur la nature de la pièce. Cependant, sur les recommandations d’un ami comédien, je m’y suis aventurée sans préjugés particuliers.

Cette création du jeune Sébastien Thévenet-Broussous, réunit sept comédiens avec qui il a mis en scène son propre texte en 10 jours.
Ce travail bref mais intensif permet une connexion plateau/salle généreuse qui donne l’impression au public de faire partie de ce tout cosmique dont parle Chaud Trou d’Gaz. L’alchimie et l’écoute des comédiens sur scène renforce cette générosité et le lien spectateurs/acteurs.

Assister à cette pièce, c’est vivre une véritable expérience humaine. C’est aussi se questionner sur des sujets d’actualités engagés, sérieux et parfois même effrayants. Pourtant, la mise en scène et les personnages apportent la distance suffisante pour pouvoir écouter et regarder jusqu’au bout.

Les personnages sont interprétés dans une grande simplicité et une grande sincérité.
J’ai été tout particulièrement touchée par l’humour subtil et intelligent du couple de Zouave et Chaud Trou d’Gaz. De plus, ce binôme apporte une touche d’espoir et d’amour, dans cette histoire à la chronologie décousue qui révèle toute sa pertinence à la fin de la pièce.

La dramaturgie semble s’inspirer des grands genres théâtraux ; de la tragédie grecque, en passant par la commedia dell’arte.

On peut lire dans la présentation de la pièce, que le spectacle est un ballet exotique.
Mais qu’est-ce qu’un ballet exotique ?
Sébastien :
« Ballet exotique est en effet un terme inventé pour le spectacle. Ballet au sens où toute la mise en scène est conçue comme une lente et fluide circulation des corps avec des masques. Exotique au sens où les masques nous emmènent ailleurs … »

En espérant que cette pièce va pouvoir continuer à tourner, je vous recommande vivement d’aller vivre cette expérience.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ? 


English version

The Child

It was during an evening in October that I went to the premiere of the Child at the Co-Art Glass Theater in the 19th in Paris. I must admit that I was not informed on the subject, nor on the nature of the play. However, on the recommendation of a friend, I ventured without particular prejudices.

This creation of the young Sebastian Thevenet-Broussous, brings together seven actors with whom he has staged his own text in 10 days. This brief but intensive work allows a generous shelf / room connection that gives the impression to the public to be a part of this cosmic whole of which Hot Hole Gas speaks. Alchemy and listening to actors on stage reinforces this generosity and the spectators / actors link.

To attend this play is to live a true human experience. It is also questioning about topics of current events, serious and sometimes even scary. However, the staging and the characters bring enough distance to be able to listen and watch until the end.

The characters are interpreted with great simplicity and sincerity. I was particularly touched by the subtle and intelligent humor of Zouave’s couple and Hot Hole of Gas. In addition, this pair brings a touch of hope and love, in this story to the disjointed chronology that reveals all its relevance at the end of the play. Dramaturgy seems to be inspired by the great theatrical genres; from Greek tragedy, to commedia dell’arte.

We can read in the presentation of the play, that the show is an exotic ballet. But what is an exotic ballet?

Sebastien: – « Exotic ballet is indeed a term invented for the show. Ballet in the sense that the whole staging is conceived as a slow and fluid circulation of bodies with masks. Exotic in the sense that masks take us elsewhere …  » Hoping that this play will continue to take place, I highly recommend you to go live this experience.

I’m Melina Gabler and I know where I’m going. What about you ? 



 

En plus sur la pièce

Distribution
Chaud Trou d’Gaz: Abdel Djallil Boumar
D’orée: Dorian Goffe 
Draft : Sandra Zémouli 
Mer: Marie Plisson
Molaire: Clément Popis 
Poule : Paul Grassin
Zouave: Souad Zakraoui 

Résumé :

Dans un royaume imaginaire, Molaire Godefroy, président du royaume, et Mer, son épouse, cherchent leur enfant disparu, vingt-cinq ans après sa disparition. Accompagnés de l’inspecteur Draft, leur quête va les mener sur les dangereux terrains de la dissidence. 

Extraits :
Souvenir 0 : Dos Rond / D’orée : 

(…)
Poule: …. Si ces tâches sont occupées par des machines, il nous faudra alors inventer de nouveaux postes, de nouvelles occupations, de nouveaux labeurs ! Nous leur ferons laver la terre ; nous leur ferons rincer la pluie ; nous leur ferons trouer le ciel. Nous leur ferons brûler le soleil ! ….
(…)

***
Scène 1 : Sous la couverture dorée de Zouave.
(…)
Zouave : Qu’est-ce que tu racontes corne flûte ! Je te dis que ça va chauffer pour nous ! 
Chaud trou d’gaz : Que ça chauffe, que ça chauffe, s’il en est ainsi. L’univers est un grand algorithme animé d’une infinité de symboles dont nous faisons partie. Chaque petit symbole n’existe que pour faire vivre la mécanique de l’ensemble mais l’ensemble n’existerait pas sans chaque petit symbole. C’est fascinant, le monde est fait de ce qu’il fait…
Zouave : Par trois barils Chaud Trou d’Gaz, si tu commences à penser comme ça tu vas tout fiche à la flotte ! 
(…)

***
4ème Souvenir : Poule et D’orée.
Poule: Tu sais que tu devrais pas venir me voir comme ça ?
D’orée: Je sais. 
Poule: Tout le monde me connaît. Si quelqu’un te voit entrer ou sortir d’ici, ça se saura. 
D’orée: Je sais. 
Poule: On fera tout pour t’écraser ensuite. 
D’orée: Je sais. 
Poule: Ça te fait peur ?
D’orée : Oui.

Sans histoire, pas d’émotions

Après mon retour en France, je suis enfin allée voir les expositions de Gustave Klimt, d’Hundertwaser et de Poetic_Ai à l’Atelier des Lumières, Paris 11ème.
J’avais surtout hâte de voir les œuvres du peintre autrichien !
En effet, j’étais curieuse de voir comme le baiser allait prendre vie ou encore comment le public serait plongé dans les tableaux de l’une des figures majeures du mouvement de l’Art Nouveau au tout début du 20ème siècle.
J’en avais entendu que du bien et même encore aujourd’hui. De plus, je me suis dit  » Super, un nouvel espace Parisien pour exposer et vivre des expériences artistiques inédites !
En effet, cette ancienne fonderie offre une grande superficie qui laisse la place aux créations diverses et variées de s’y épanouir à leurs aises.
De plus, j’ai toujours été fascinée par les bâtiments qui ont une histoire riche de plusieurs vies. Cela remplit les lieux d’une présence et d’une personnalité unique.

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Ancienne Fonderie

Malgré tout cela, l’expérience que j’ai vécue pour la réouverture de ce lieu a été toute différente.
Quand je suis rentrée dans le hall du bâtiment, j’ai eu la sensation de rentrer dans une usine.
Comme si j’étais à l’intérieur d’une machine qui, sans interruption, avale les visiteurs toujours plus nombreux.
Après avoir attendu un certain temps, j’ai suivi la foule qui se dirigeait vers de grandes portes qui donnent accès aux expositions.
Une fois passé un sas qui fait la transition entre le hall d’entrée de l’ancienne fonderie et la salle où se trouve les œuvres, je me retrouve perdue et désorienté.
Le changement sans cesse de lumières et de musique ainsi que le bruit des gens qui s’agitent dans cet immense endroit, donnent le tournis !
Un temps d’adaptation et de repérage est alors nécessaire :
 » Où suis-je ? Que se passe t- il ? Où vais-je ?  »
Il faut préciser que beaucoup de choses se passent en même temps : les murs et le sol sont sans arrêt inondés d’images qui passent en boucle ; les gens s’en vont, arrivent, s’installent, changent de place tels des ombres bruyantes et omniprésentes qui vaguent à leurs occupations sans se préoccuper des unes des autres.
Bon, maintenant je parts à l’aventurer dans cet espace pour y chercher des indications, un point de départ … Je comprends que les trois expositions se succèdent inlassablement au travers de vidéos. Alors j’attends le début d’un nouveau cycle vidéo et je trouve un endroit où profiter de l’exposition.
J’étais contente d’être ici ! Mes premières impressions étaient plutôt positives ; j’avais un espace immense à explorer, j’étais dans un univers nouveau et particulier et je n’attendais qu’une chose, me laisser surprendre par les émotions que me feraient vivre cette scénographie autour des œuvres de Klimt.
C’est très beau d’accord, ça vous en met plein les yeux et les oreilles oui !Mais tout ce travail technique et le soin esthétique apporté sont morts et vides de sens. Les nombreux visiteurs me semblaient errer sans but dans l’immensité du lieu. Dans cette scénographie, je ne trouve aucune invitation au partage.
Aucune émotion ne me vient, pas d’histoire, mais une grosse frustration de ne même pas pouvoir admirer tranquillement les œuvres que j’étais venue voir.
Je vous invite tout de même à y aller pour y vivre votre propre expérience qui sera, quoiqu’il arrive, différente de la mienne.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ?


English version

Without story, no emotions

After I came back to France, I finally went to see the exhibitions of Gustave Klimt, Hundertwaser and Poetic_Ai at the Atelier des Lumières, Paris 11th.
I was especially eager to see the works of the Austrian painter!
Indeed, I was curious to see how le baiser would come to life or how the public would be immersed in the paintings of one of the major figures of the Art Nouveau movement at the beginning of the 20th century. I have heard  good things about it and I still do.
Moreover, I said to myself « Great, a new Parisian place to exhibit and live new artistic experiences! » Indeed, this old workshop offers a large area that leaves room for diverse and diverse creations to flourish at their ease. In addition, I have always been fascinated by buildings with a rich history of several lives. This fills the place with a presence and a unique personality.

Despite all this, my the experience of the  reopening of this place was quite different.
When I entered the building’s hall, I had the feeling of entering a factory.
As if I was inside a machine that, without interruption, swallows visitors ever more numerous.
After waiting for a while, I followed the crowd that was heading for large doors that give access to the exhibits.
Once past an airlock that makes the transition between the entrance hall of the old foundry and the room where the works are, I found myself lost and disoriented. The constant change of lights and music as well as the noise of the people who are agitated in this immense place, make your head spin !
A time of adaptation and identification is then necessary: « Where am I, what is going on, where am I going? » It must be said that many things happen at the same time: the walls and the floor are constantly flooded with images that loop; people leave, arrive, settle down, change places like noisy and omnipresent shadows that wander about their business without worrying about each other. Well, now I go to venture into this space to look for directions, a starting point … I understand that the three exhibitions follow one another tirelessly through videos. So I’m waiting for the beginning of a new video cycle and I find a place to enjoy the exhibition.

I was happy to be here! My first impressions were rather positive; I had a huge space to explore, I was in a new and particular universe and I was waiting for one thing, to be surprised by the emotions that this scenography around Klimt’s works would make me experience. It’s very beautiful, it makes you feel good ! but all this technical work and the aesthetic care provided are dead and meaningless. The many visitors seemed to wander aimlessly in the immensity of the place. In this scenography, I found no invitation to share.
No emotion comes to me, no history, but a big frustration of not being able to admire quietly the works that I had come to see.

I still invite you all the same, to go there to live your own experience that will, whatever happens, be different from mine.

I am Melina Gabler and I know where I am going. What about you?

Atlanta 2/2

Après le jardin botanique d’Atlanta, je suis allée au « Centre for Civil and Human Rights».
Ici, la scénographie pertinente du lieu entraîne d’abord les visiteurs dans l’histoire de l’abolition de la ségrégation. Impossible de rester insensible à ce qui est présenté.
Ensuite, c’est l’histoire de ce qui est fait dans le monde d’aujourd’hui pour faire respecter les    » Human rights « . Malheureusement, on nous fait constater que se n’est toujours pas le cas partout. Cette scénographie a clairement une visée pédagogique et son esthétique permet aux visiteurs de vivre une expérience personnelle et de s’approprier les informations exposées.

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Quelques jours plus tard, j’assiste au vernissage de Gisela ROMEROà la Besharat Galerie d’Atlanta : Pelicular Forms.
J’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir échanger avec cette Vénézuélienne pétillante et chaleureuse. Au fil de ses toiles, il est possible d’y voir l’évolution et le cheminement de l’artiste dans sa quête d’harmonie et de paix intérieure. Pour ceci, elle s’inspire des formes qu’elle peut voir dans sa vie quotidienne, dans la nature ou dans différents courants artistiques. Elle se concentre uniquement sur le positif ainsi que sur l’innocence de ce qui vient de naître et d’être créé. Les formes primitives qui remplissent les toiles de ses tableaux, peuvent nous donner la sensation de retourner dans le ventre de notre mère.

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Gisela Romero et Mélina Gabler au vernissage Pelicular Forms à la Besharat galerie Atlanta.

Vers la fin de mon séjour, quand j’ai souhaité me rendre au High Museum, je me suis retrouvée un peu frustrée. La plupart du musée était fermé pour rénovation ! J’ai tout de même pu profiter de l’exposition « Winnie the Pooh « . Le travail scénographique créé pour l’occasion permet aux grands comme aux petits de découvrir les coulisses des aventures de l’ours gourmand. C’était un instant ludique et pédagogique à partager pour un retour en enfance des plus tendres.

Tous les seconds vendredis du mois, les galeries de Castleberry hill sont ouvertes jusqu’à 22h et le quartier est en fête !
Le moment idéal pour moi de découvrir la galerie Zucot Gallery et ses artistes.
Un gros coup de cœur pour le peintre Jerry LYNN et le sculpteur Basil WATSON que je ne connaissais pas. Pas de scénographie particulière mise en place ici, mais de belles histoires et de sublimes instants présents, figés pour l’éternité.

Ma vie se résumait à des concerts, des promenades en ville et à des découvertes d’endroits superbes et insolites. Des rencontres avec des personnes généreuses et inoubliables ont également rythmé ces sept semaines de déconnexion.

Merci à la vie de m’avoir offert cette expérience et de me permettre de la partager.
Je ne me voyais pas commencer mon blog sans partager un peu de ce voyage qui m’a aidé à réaliser où j’en étais dans mon projet, et quelles étaient les prochaines étapes pour le mettre en place concrètement.

Dorénavant dans les prochains articles, je prendrais le temps pour parler d’un artiste à la fois, ou d’un événement culturel particulier.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ?


English version

ATLANTA 2/2

After the Atlanta Botanical Garden, I went to the Center for Civil and Human Rights. Here, the relevant scenography of the place leads visitors first in the history of the abolition of segregation. Impossible to remain insensitive to what is presented.
Then, it is the story of what is done in the world today to enforce the « Human rights » that are not always everywhere. This scenography clearly has a pedagogical aim and its aesthetic allows the visitors to live a personal experience and to appropriate the exposed information.

A few days later, I attend the opening of Gisela ROMERO at the Besharat Gallery Atlanta : Pelicular Forms.
I had the chance and the pleasure to be able to exchange with this sparkling and warm Venezuelan. Throughout his paintings, it’s possible to see the evolution and the path of the artist in her quest for harmony and inner peace. For this, she is inspired by the forms she can see in her daily life, in nature or in different artistic trends. It focuses only on the positive as well as the innocence of what has just been born and created. The primitive forms that fill the canvases of his paintings can give us the sensation of returning to the belly of our mother.

Towards the end of my stay, when I wanted to go to the High Museum, I found myself a little frustrated. Most of the museum was closed for renovation! I still enjoyed the exhibition « Winnie the Pooh ». The scenography work created for the occasion allows both children and adults to discover the backstage adventures of the gourmet bear. It was a fun and educational moment to share for a return to childhood tenderest.

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Every second Friday of the month, the galleries of Castleberry hill are open until 10 p.m. and the neighborhood is celebrating!
The perfect moment for me to discover the gallery Zucot Gallery and its artists. A special mention to the painter Jerry LYNN and the sculptor Basil WATSON that I did not know. No special scenography set up here, but beautiful stories and sublime moments present, frozen for eternity.

 

My life comes down to concerts, city walks and discoveries of beautiful and unusual places. Meeting generous and unforgettable people also punctuated these seven weeks of disconnection.

Thank you to life for giving me this experience and allowing me to share it.
I did not see myself starting my blog without sharing a bit of this trip that helped me realize where I was in my project, and what were the next steps to put it into practice.

From now on in my future articles, I will take the time to talk about one artist at a time or a particular cultural event.

I am Melina Gabler, I know where I am going. What about you ? 

Atlanta 1/2

Cet été, j’ai eu la chance de partir sept semaines aux États-Unis.
J’étais hébergée dans une famille exceptionnelle dans laquelle je me suis sentie chez moi.
Être coupée de tout ce que je connaissais m’a fait grand bien. J’avais enfin le temps de ne penser qu’à moi. J’ai pu faire une mise au point sur mes besoins et mes envies pour l’avenir de mon projet. Mais pour bien comprendre, je crois qu’il est temps de replacer ce voyage dans son contexte.

Atlanta est une ville verdoyante. Une forêt dense et luxuriante, des écureuils qui courent partout dans les rues et de temps en temps, des buildings de verres qui dépassent des arbres, et des grosses voitures américaines coincées dans les embouteillages.
Ce contraste est surprenant et agréable ; oui, il est possible de vivre en ville tout en profitant de la nature !
La culture est également omniprésente : galeries d’art, lieux historiques, musées, salles de spectacles et de concert, théâtre, cinémas … bref, j’avais de quoi me nourrir !

Lors de mon séjour, je me suis offert une escapade à Savannah. C’est une ville au bord de la mer d’un charme fou. Ses célèbres arbres veillent sur la ville. Les cimetières, parcs et fontaines forment le cœur de cette ancienne capitale Géorgienne.
En été, le temps chaud et humide met en exergue l’atmosphère du vieux Sud d’Amérique si chaleureuse.
À une vingtaine de minutes à peine, on arrive à Tybee Island. Ces sont de grandes plages, une eau claire et chaude qui s’offrent à nous. Les papilles se régalent de fruits-de-mer tandis que les yeux se délectent du vaste océan. Un décor de vacances propices aux histoires !

Mais revenons à Atlanta. Dès mon arrivée, mon hôte m’a emmené visiter le jardin Botanique d’Atlanta.
Des créatures imaginaires y sont mises en scène pour sublimer les plantes, les fleurs, les fruits et légumes que nous offre mère nature.
Cette mise en scène rassemble notamment Mère nature calme et sereine;  une sirène gracieuse au bord d’une fontaine du parc; un impressionnant dragon qui veille sur une princesse endormie; une caravane de chameaux qui part aux pays des milles et une nuit et bien d’autres encore !
Les visiteurs font le tour du jardin tout en suivant le cours des histoires qu’offrent les compositions confectionnées par les jardiniers.
Ici, ce sublime travail scénographique permet de rendre encore plus vivant et merveilleux les beautés de la nature.
La scénographie est un concept contemporain qui tend à faire le lien entre la réalité et la fiction. Dans ces jardins, elle réunit la nature et le monde merveilleux des contes de fées. Le visiteur est alors plongé au cœur de cette scénographie sans s’en rendre compte, tout comme dans un rêve.

Dans le prochain article, je partagerai mon expérience du vernissage de Gisela ROMERO à la Besharat Galerie. J’évoquerai également l’exposition de Winnie the Pooh au High museum et aussi ma soirée des galeries de Castleberry hill où j’ai notamment découvert la ZuCot Gallery.

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version

Atlanta 1/2

This summer, I had the chance to spend seven weeks in the United States.
I stayed with an exceptional family where I felt at home.
It felt good to be cut off from everything. I finally had time to only think about myself. I was able to focus on my needs and my desires for my project’s future. But to understand, I think it’s time to remember the context of this trip.

Atlanta is a green city. A dense, lush forest, squirrels running all over the streets and from time to time, glass buildings sticking out of trees, and big American cars stuck in traffic jams. This contrast is surprising and pleasant; yes, it is possible to live in town while enjoying nature!
Culture is also omnipresent: art galleries, historical sites, museums, concert and concert halls, theaters, cinemas … in short, I had enough to feed myself!

During my stay, I offered myself a getaway to Savannah. It is a charming city close to the sea. It’s famous trees watch over the city; cemeteries, parks, and fountains form the heart of this ancient Georgian capital.
In summer, the heat, humid weather highlights the warm old South American atmosphere.
In about twenty minutes, we arrived at Tybee Island. Large beaches, clear and warm water available to us. The taste buds feast on seafood while the eyes revel in the vast ocean. A holiday decor that is good for stories!


Back to Atlanta. Upon arrival, my host took me to visit the Atlanta Botanical Garden.
Imaginary creatures are staged to sublimate the plants, flowers, fruits and vegetables that Mother Nature offers us: Mother nature calm and serene, a gracious siren at the edge of a fountain in the park, an impressive dragon who watches over a sleeping princess, a caravan of camels that goes to the country of a Thousand and One Nights and many more!
The visitors go around the garden while following the course of the stories offered by the compositions made by the gardeners.
Here, this sublime scenography work makes the beauties of nature even more alive and wonderful.
The scenography is a contemporary concept that tends to make the link between reality and fiction. In these gardens, she brings together nature and the wonderful world of fairy tales. The visitor is then immersed in the heart of this scenography without realizing it, just like in a dream.

In the next article, I will share my experience with the opening of Gisela ROMERO at the Besharat Gallery. I will also talk about the “Winnie the Pooh” exhibition at the High Museum and my evening at the Castleberry Hill galleries where I discovered the ZuCot Gallery.

I am Melina Gabler, I know where I am going. What about you?

Sans introduction

Je ne sais jamais comment commencer !
Ça serait tellement plus simple si c’était comme dans les rêves ; nous sommes toujours plongés en plein dedans, sans aucune introduction !

J’ai décidé de commencer ce blog pour partager mes expériences scénographiques, artistiques et culturelles, mais également pour m’aider dans l’avancement de mon projet artistique.
En écrivant ces lignes, je me rends compte, que ce blog va également me permettre d’écrire !
En effet, il y a quelques mois, je voulais me lancer dans un projet d’écriture, mais je me suis tout de suite arrêtée :
« Mél, pas de nouveau projet tant que tu n’as pas été au bout de celui que tu as déjà commencé ! ».
Il faut que je précise que j’adore les histoires : les entendre et les raconter.
C’est très certainement pour cela que les histoires sont au cœur de mon projet… !
En parlant de mon projet, il a commencé à se former en moi il y a environ deux ans.
C’est à ce moment-là que je suis littéralement tombée amoureuse d’une galerie d’art. Mais cette histoire, je la garde pour plus tard !

Bien, maintenant j’ai l’impression que c’est le moment de me présenter.
Même si c’est au fil de mes articles que je vais réellement me dévoiler, il faut bien commencer quelque part.
Je suis actuellement professeur des écoles.
Pour ma deuxième année dans l’enseignement, j’ai un poste fractionné : trois classes, trois niveaux différents, dans deux écoles qui se trouvent dans la même ville.
C’est un métier très intéressant qui me permet de me renouveler régulièrement et d’apprendre tous les jours quelque chose auquel je ne m’attendais pas !
Les enfants ont ce pouvoir « magique » de nous réapprendre certaines choses que nous avons oublié.
Avant cela, j’étais comédienne et j’ai donné des ateliers de théâtre à un public allant de 3 ans à 60 ans !
Au travers mes ateliers de théâtre, je me suis questionnée sur la pédagogie et mes interrogations m’ont mené à passer le concours de professeur des écoles.
Oui, je vais autant que faire se peut, au bout de mes interrogations. En expérimentant mes interrogations, j’apprends, j’évolue.
Je suis très curieuse et j’aime apprendre de nouvelles choses.
Mais pour apprendre, moi, j’ai besoin des autres.
J’ai besoin que l’on me raconte des histoires que je pourrais ensuite raconter à quelqu’un d’autre.
C’est important que je le dise pour la suite de mon blog car le partage est lui aussi au cœur de mon projet. 

D’un point de vue plus factuel et comme je l’évoquais plus haut, dans mes articles je donnerai mes goûts, mes ressentis et mon point de vue en tant que jeune femme ayant un projet artistique. 

Je m’appelle Mélina Gabler, je sais où je vais.  Et vous ?  


 English version

Without introduction

I never know how to begin! It would be so much easier if it was like a dream. We are still immersed in it without any introduction! It’s simple and effective, how I love it.
I decided to start this blog to share all my experiences about art and especially about scenography.
While I’m writing these lines, I’m realizing that this blog will also make me write! Indeed, a few months ago, I wanted to start a new writing project, but I stopped myself right away:
“Mel, no new project until you finished what you started!”
I have to add that I love stories, to hear and tell them. That is probably the reason why stories are the heart of my project.
Speaking about my project, I started to think about it two years ago. At that time, I felt in love with a gallery. But I will keep this story for later.

Well, I have the feeling that it’s time to introduce myself. At least I have to start somewhere.
I am currently an elementary teacher. This year I have three classes, three different levels, two schools but in the same town.
It is a very interesting job in which I renew and learn everyday something unexpected! Children have this magic power to teach us things we forget when we grow up.
Before that, I was an actress and a theater’s teacher. My students were from three to sixty years-old. Through my workshop theater, I questioned myself on pedagogy and my questions had led me to become a school teacher.
Yes, I need to live my question to learn and evolve. I’m very curious and I love to learn! But to learn, I need to be around people.
I need others to tell me stories that I could tell to someone else in return.
It’s important that this is known because as I mentioned, stories are the heart of my project.

Like I told you before, my articles will be about my tastes, my feelings and point of view as a young woman who is working her own art project.

My name is Melina Gabler, I know where I’m going.What about you?

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