Alphonse Mucha, l’Art de réunir

 En cette période froide et pétillante, j’avais envie de partager ma belle expérience vécue au musée du LUXEMBOURGParis.
Depuis début septembre et jusqu’au 27 Janvier 2019, il est possible d’aller se délecter des œuvres d’Alphonse MUCHA.

Tout le monde connait cet affichiste Tchèque né en1860.
Même si vous n’arrivez pas à mettre un nom sur ses œuvres, vous en avez forcement déjà croisé une.
Grâce à cette exposition, j’ai découvert qu’Alphonse MUCHA est bien plus qu’un affichiste. C’est un artiste aux talents multiples qui a un univers unique et riche.

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Après une formation académique dans son pays, le jeune Alphonse fait des illustrations pour des magazines satiriques de son pays et décore des auditoriums où on vient prendre la parole en faveur de l’indépendance de son pays.
En arrivant à Paris, il va commencer à suivre des cours académiques.

Cependant, il sera bientôt obligé de faire des gravures pour illustrer des ouvrages littéraires et des revues afin subvenir à ses besoins.
Lors de cette période compliquée, il va devenir ami avec Paul GAUGUIN et August STRINDBERG, ses voisins parisiens.
Riche des échanges philosophiques provoqués par l’amitié, et à l’influence théosophique et occulte de STRINDBERG, MUCHA va développer une philosophie de vie mystique. Il est alors persuadé que des forces mystiques habitent chacun d’entre nous.

Il se rendra au Grand Orient de France, lieu de rencontre de prédilection de la franc-maçonnerieà cette époque.
Les grands principes de ces derniers font échos à MUCHA : « amélioration de l’humanité », « conscience de liberté » et leurs vertus pour y arriver : « beauté, vérité et amour ». Il deviendra l’un de leur membre.
MUCHA est persuadé que l’Art peut réunir les hommes autour d’une vérité universelle qui permettrait le progrès de l’humanité et le maintien de la paix dans le monde.

Alphonse MUCHA deviendra célèbre grâce à sa rencontre avec la grande Sarah BERNHARDT.Elle commence par lui demander de faire l’affiche la pièce Gismondaen 1895. Elle adore, et le public aussi. MUCHA fera dorénavant les affiches théâtrales de Sarah BERNHARDT :  LorenzaccioLa Dame aux camélias et pleins d’autres.
Il va même faire certaines conceptions de décors et des costumes !

MUCHA

Le travail de MUCHA ce sont des jeunes femmes, un thème floral, des lignes ornementales, une gamme de tons pastels et une inspiration des arts venant des cultures du monde entier (Asie ; pays Slaves ; Europe).
Lui qui pense que l’art a le pouvoir de réunir les Hommes, s’est donc nourrit de la diversité de l’Humanité. Il y a dans ses œuvres ce supplément d’âme qui permet au public de ressentir des émotions et de se raconter des histoires.

Très rapidement, on va faire appel à MUCHA et à son talent pour des affiches publicitaires :
Georges Fouquet, pour moderniser et renouveler l’image de ses bijoux va lui demander de re-décorer sa boutique et de créer des de bijoux.
MUCHA fera également parti de l’Exposition Universelle de Paris en 1900 au travers de nombreux projets.

boutique Fouquet redécorée par MUCHA photographie
Intérieur de la bijouterie de Georges Fouquet par A.MUCHA

En résumé, MUCHA et son œuvre sont partout. Il a investi la vie quotidienne des européens : affiches, bijoux, éventails, assiettes, vases …
Il est impossible de dissocier MUCHA de l’art décoratif, l’art nouveau qui caractérisent le 19èmesiècle.

MUCHA retourne chez lui et travaille sur un gros projet qui va lui prendre plusieurs années d’élaboration :l’Épopée slave en 1910 composée d’une série de 22 tableaux grands formats.
Cette œuvre se voulait pour regagner l’indépendance de son pays.
Il meurt le 14 juillet 1939 à Prague après avoir était arrêté par la Gestapo.

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Après la bataille de Grunewald de A.MUCHA, 1924

J’adorais les affiches de MUCHA, maintenant je suis fascinée par cet artiste ! Il a réussi à « scénographier » son œuvre en diffusant son univers et son histoire dans le mode de vie de tout un siècle.

Si ce n’est pas déjà fait, je ne peux que vous inciter à aller voir cette exposition pour découvrir par vous-même de nombreuses facettes du célèbre et inoubliable Alphonse MUCHA.

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version

Alphonse Mucha, Art to bring together

In this cold and sparkling period, I wanted to share my beautiful experience in the museum of LUXEMBOURG Paris.
From the beginning of September until 27thof January 2019, it is possible to go and enjoy the works of Alphonse MUCHA.

Everyone knows this Czech poster born in 1860. Even if you can’t put a name on his works, you have already crossed one.Thanks to this exhibition, I discovered that Alphonse MUCHA is much more than a poster artist. He is a multi-talented artist with a unique and rich universe.

After an academic training in his country, the young Alphonse makes illustrations for satirical magazines of his country and decorates auditoriums where one comes to speak in favor of the independence of his country. Arriving in Paris, he will start taking academic courses.

However, he will soon be forced to make engravings to illustrate literary works and magazines to meet his needs.During this complicated period, he will become friend with Paul GAUGUIN and August STRINDBERG, his Parisian neighbors.
Rich in philosophical exchanges brought by friendship, and to the theosophical and occult influence of STRINDBERG, MUCHA will develop a mystical life philosophy. He is convinced that mystical forces inhabit each of us.

 

He will visit the Grand Orient of France, the favorite meeting place of Freemasonry at this time.The great principles of the latter echo MUCHA: « improvement of humanity », « consciousness of freedom » and their virtues to get there: « beauty, truth and love ».
He will become one of them. MUCHA is convinced that Art can bring men together around a universal truth that would allow the progress of humanity and the maintenance of peace in the world.

Alphonse MUCHA will become famous thanks to his meeting with the great Sarah BERNHARDT. She begins by asking him to do the Gismondaen’s poster 1895. She adores it, and so does the public. MUCHA will now make Sarah BERNHARDT’s theatrical posters: Lorenzaccio, The Lady with Camellias and many others.He’ll even do some decorating designs and costumes!

The work of MUCHA is young women, floral themes, ornamental lines, a range of pastel shades and an inspiration of the arts from cultures around the world (Asia, Slavic countries, Europe). He who thinks that art has the power to bring people together, has therefore nourished the diversity of humanity. In his works, there is this extra soul that allows the audience to feel emotions and tell stories.

Very quickly, we will call on MUCHA and his talent for advertising posters:Georges Fouquet, to modernize and renew the image of his jewelry will ask him to re-decorate his shop and create jewelry. MUCHA will also be part of the Universal Exhibition of Paris in 1900 through many projects.

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Bijoux dessinés par Mucha

To sum up, MUCHA and his work are everywhere. He has invested the daily life of Europeans: posters, jewels, fans, plates, vases …
It is impossible to dissociate MUCHA from the decorative art, the new art that characterize the 19th century.

MUCHA goes home and works on a big project that will take several years of development: the Slavic Epic in 1910 consists of a series of 22 large format paintings.This work was intended to regain the independence of his country.He died on 14 July 1939 in Prague after being arrested by the Gestapo.

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La vierge des Lys 1905 par Mucha

I loved the posters of MUCHA, now I am fascinated by this artist! He managed to « stage » his work by spreading his world and his story in the lifestyle of a century.

If it’s not already done, I can only encourage you to go see this exhibition to discover for yourself many facets of the famous and unforgettable Alphonse MUCHA.

I’m Melina Gabler, I know where I’m going. What about you ? 

Les rêveries de Ravski

Alexej RAVSKI est un peintre qui est né en Russie en 1961.
Il a étudié l’Art à l’Institut de Théâtre et d’Art de Biélorussie ; puis dans l’atelier de peinture de l’académie des Arts de l’URSS.
Aujourd’hui il fait partie des membres de l’Union des artistes de Biélorussie et expose un peu partout dans le monde.

Les peintures de Ravski me donnent l’impression d’être projetée en plein milieu d’un rêve. Parfois même, on peut voir les personnages flotter. C’est comme s’ils étaient en apesanteur.

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La première chose qui m’a émerveillé dans les œuvres de Ravski a été son travail des mains. Ceci me donne la sensation que tous les tableaux de Ravski ne sont qu’un prétexte pour pouvoir mettre en scène et peindre des mains.
Les mains, sont littéralement au cœur de ses tableaux. Elles sont presque des personnages à part entière. Elles racontent autant d’histoire que les regards, les postures et les actions des personnages représentés.

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Ensuite, les compositions de Ravski s’amusent. Il y a ce jeu de séduction permanent entre les hommes et les femmes, et parfois même, entre le peintre et les spectateurs.
Partie de carte, séance de maquillage, lectures dans les jardins, prendre un café sur une terrasse …
Toutes les situations racontées par Ravski sont un prétexte à prendre du plaisir, un plaisir frivole et sans conséquence.

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L’art est également omniprésent, les personnages dansent, font de la musique, lisent, sont créateurs de mode ou mannequins…
Les œuvres du peintre ont un supplément d’âme qui permet aux histoires de Ravski de nous atteindre. Tout comme les êtres vivants, les personnages de RAVSKI sont porteurs d’histoire, avec une vie intérieure et tous les paradoxes qui vont avec.

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Le rapport homme/femme est très intéressant. Il est aussi réaliste que dans un rêve : les femmes sont des objets de désirs ; des poupées que les hommes habillent, coiffent et mettent sur un piédestal. Dans les rêveries de Ravski, les femmes jouent le jeu des hommes, les laissent faire en les regardant d’un air rieur et malicieux, comme si elles avaient un secret que les hommes ne soupçonnent même pas.

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Toutes ces histoires sont à fleurs de peau, exacerbées. Elles sont aussi violentes que tendres.
Ces sont des condensés de « beauté cruelle et parfaite » ; un instant éphémère et rapide capté pour l’éternité par monsieur RAVSKI Alexej.

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version

Ravski’s daydreams

Alexej RAVSKI is a painter who was born in Russia in 1961. He studied Art at the Institute of Theater and Art of Belarus; then in the painting workshop of the Academy of Arts of the USSR. Today he is a member of the Belarus Union of Artists and exhibits all over the world.
Ravski’s paintings give me the impression of being projected in the middle of a dream. Sometimes even, I have the sensation of seeing the characters float. It’s like they’re weightless.

The first thing that amazed me in Ravski’s work was his hand work. This gives me the feeling that all of Ravski’s paintings are just a pretext for staging and painting hands. Hands are literally at the heart of his paintings. They are almost full characters. They tell as much story as the looks, the postures and the actions of the characters represented.

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Then, the compositions of Ravski amuse themselves. There is this game of permanent seduction between men and women, and sometimes even between the painter and the spectators. Card game, make-up session, readings in the gardens, taking a coffee on a terrace … All the situations told by Ravski are an excuse to take pleasure, light and, apparently, without consequence.

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Art is also omnipresent, the characters dance, make music, read, are fashion designers or models … The painter’s works have an additional soul that allows Ravski’s stories to reach us. Just like human beings, his characters are full of history, with an inner life and all the paradoxes that go with it.

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The male / female ratio is very interesting. It is as realistic as in a dream: women are objects of desire; dolls that men dress, wear and put on a pedestal.
In Ravski’s daydreams, women play the game of men, let them do it by looking at them with a laughing and mischievous air, as if they had a secret that men do not even suspect.

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All these stories are skin-blooming, exacerbated. They are as violent as they are tender. These are condensed of  » cruel and perfect beauty « ; an ephemeral and rapid moment captured for eternity by Mr. RAVSKI Alexej.

I’m Melina Gabler, I know where I’m going. What about you ? 

 

“ Seul l’humain peut avoir conscience de la perte de l’humain.” E.B

Dario Tironi est un italien qui est né et vit encore aujourd’hui à Bergame, non loin de Milan en Italie.
Le travail de ce jeune artiste questionne les enjeux écologiques de notre temps et les conséquences de notre manière de consommer en masse sur l’environnement et sur les êtres humains.

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Autoportrait par Dario Tironi 2011, objects assembly, cm 195×245

Pour ce faire, le sculpteur utilise principalement des déchets, des vieux objets en plastique qui, il y a quelque temps encore, semblaient à l’Homme indispensables pour être heureux : vieux téléphones portables, jouets pour enfants, ordinateurs, fleurs en plastiques, électroménagers…
Les œuvres de Dario semblent alors raconter cette société de consommation dans laquelle nous vivons actuellement.
La technologie, les biens de consommations que nous achetons finissent par définir ce que sont les êtres humains et l’humanité devient alors ce qu’il consomme.
L’Homme n’est alors plus un être humain, mais un amas de détritus consommé.

Au contact des œuvres de Dario Tironi, je ne peux pas m’empêcher de penser au travail d’Edward Bond dans ses pièces trilogie Pièce de guerre.
Cet anglais est un auteur, metteur en scène de théâtre et théoricien de l’art théâtral, né en 1934 au nord de Londres.  Dans Pièce de guerre, l’Homme a perdu son humanité et a détruit sa Terre à cause d’une guerre nucléaire. Seul vestige des restes de l’humanité : des boîtes de conserve. Ce sont les derniers aliments qui restent. Ces boîtes de conserve me font penser aux vieux objets en plastique que plus personne ne veut aujourd’hui qui sont utilisés par Dario dans ses créations.

 

Comment retrouver son humanité dans le monde imaginé par Bond, sans nature, sans vie ? Les œuvres de Bond sont violentes et soulèvent des questionnements sur ce qu’est l’humanité et comment il est possible de la perdre. Il se questionne également sur la mission du théâtre : « Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain » dit-il.
Les sculptures de Dario Tironi sont également porteuses de toutes ces interrogations et d’une certaine violence.

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Vernissage du 26 Mai 2018 à la Besharat Gallery

De plus, les endroits où sont exposés les sculptures jouent un rôle primordial dans l’histoire racontée par ces œuvres d’arts.
Quand elles sont exposées à Barbizon, l’espoir de retrouver l’humanité que nous sommes en train de perdre renaît. Certains peintres du 19èmesiècle sont revenus dans ce village pour retourner à la vie simple en harmonie avec la nature.
En effet, ces artistes ont quitté l’industrialisation et les côtés pervers de la modernisation pour pouvoir peindre la beauté des bonheurs simples du quotidien. Dans l’ancienne auberge des Charmettes, les sculptures de Dario Tironi semblent alors dire qu’il n’est pas encore trop tard.
À l’orée de la forêt, l’humanité pourrait encore se libérer de ses déchets. Après tout, comme le disait Dostoïevski, « La beauté sauvera le Monde ».

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


Englis version

« Only the human can be aware of the loss of the human. » E.B

Dario Tironi is an Italian artist who was born in Bergamo, and still lives there, not far from Milan, in Italy.
The work of this young artist questions the ecological issues of our time and the consequences of our way of consuming mass on the environment and on human beings. To do so, the sculptor mainly uses waste, old plastic objects that, some time ago, seemed to man essential to be happy: old cell phones, toys for children, computers, plastic flowers, appliances …
The works of Dario then seem to tell the consumer society in which we live now. Technology, the consumer goods that we buy end up defining what are human beings and humanity then becomes what it consumes.
Man is no longer a human being, but a mass of consumed detritus.

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Devant : Things, l’homme assis Mixed-media assembly resin, 2010-2016, Derrière : Style Life Mixed-media assembly, acrylic, resin, cm 120x90x140, 2014

In contact with the works of Dario Tironi, I cannot help but think of the work of d’Edward Bond in his plays Trilogy Pièces de guerre.
This English is an author, theater director and theatrical theorist, born in 1934 in North London. In Pièces de guerre, Man lost his humanity and destroyed his Earth because of a nuclear war. Only vestige of the remains of humanity: cans. These are the last foods that remain. These cans make me think of old plastic objects that nobody wants today, used by Dario.
How to find one’s humanity in this world without nature, without life?
Bond’s works are violent and raise questions about what humanity is and how it can be lost.
He also questions the mission of the theater: « Theater is essential to what makes us human, » he says.

The sculptures of Dario Tironi also bear all these questions and a certain violence. Indeed, the places where the sculptures are exhibited play a key role in the story told. When they are exposed to Barbizon, the hope of finding the humanity we are losing is reborn.

 

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Détails Mixed-media assembly, cm 200x200x320, 2016

Some 19th century painters returned to this village to return to simple life in harmony with nature. Indeed, these artists have left the industrialization and the evil sides of modernization to paint the beauty of the simple happiness of everyday life. In the old inn Charmettes, the sculptures of Dario Tironi seem to say that it is not too late.
At the edge of the forest, humanity could still free itself of its waste. After all, as Dostoïevski said, « Beauty will save the world« .

I’m Melina Gabler, I know where I’m going. What about you ?

Un retour à la vie simple

La Besharat Gallery, se trouve dans le charmant village des peintres à Barbizon. C’est un village en Seine-et-Marne près de Fontainebleau.
Le directeur de la galerie nous explique que ce lieu n’est ni vraiment une galerie, ni vraiment un musée, mais une fondation en devenir qui souhaite aider les artistes à exposer et à promouvoir leurs œuvres.
Cet endroit invite également à expérimenter une philosophie de vie particulière qui a pour but de rendre accessible l’Art. Ce lieu invite ses visiteurs à vivre la Beauté d’une manière naturelle. Nous rentrons alors dans un nouveau concept : vivre avec l’art et le beau au quotidien.

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Salle principale  Besharat Gallery

Au-delà d’une fondation, c’est littéralement la maison du propriétaire. Il invite les gens à dormir chez lui, comme lui : au milieu de l’art.
En effet, il est possible d’y dormir, de choisir une suite et d’y rester autant de temps que souhaité. À chaque heure du jour et de la nuit, toute la galerie, la maison de l’hôte est accessible.
Chacune des suites a son propre thème : l’univers d’un artiste.
Un petit déjeuner frais avec les produits du village est servi chaque matin.
Personnellement, j’adore et je recommande les madeleines et le croissant aux amandes de la boulangerie du village.
Il y a aussi le jardin, paisible et merveilleux. Des sculptures occupent et vivent dans cet espace, au milieu de la nature, des fleurs …

 

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Dans les jardins de la Besharat Gallery
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Sculpture par Mauro Corda
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Sculpture par Ugo Riva

Cela fait maintenant sept ans que Monsieur Besharat s’est installé ici.
Il a complétement rénové ce lieu jusqu’à lors laissé à l’abandon. Pour les curieux, il est possible de voir les photos avant/après des travaux si vous demandez à voir le livre qui se trouve à l’entrée de la galerie.
Au 19èmesiècle, Karl Bodmera vécu dans cette bâtisse, un peintre qui a fait partie du mouvement de l’école de Barbizon. Ces peintres sont venus à Barbizon pour quitter l’industrialisation et la modernité de leur temps afin de se reconnecter avec la nature, la vie simple. Ils s’installaient ici, entre les plaines agricoles et la forêt, pour peindre la vie de tous les jours, sa beauté et sa vérité. Plus tard, la maison de Karl Bodmer est devenue un hôtel-restaurant dans lequel la reine Élisabeth est venue se reposer autour d’un bon repas ; l’hôtel des Charmettes.
Cette galerie vibre de toute cette histoire : celle des peintres de l’école de Barbizon, celle des visiteurs des Charmettes et celle de Monsieur Besharat. Tout ceci mélangé donne une véritable personnalité à ce lieu d’exception.
C’est à la fois un retour aux sources et la découverte d’un univers unique.
L’accueil est chaleureux, bienveillant. On finit par s’y sentir aussi bien que chez soi.
Souvent des concerts, des vernissages y sont organisés. Il est également possible de louer le lieu pour toute sorte d’occasion = mariage, réceptions professionnelles …. etc.
Un voyage prévu à Atlanta ? La première galerie de Monsieur Besharat s’y trouve. Là-bas, c’est un ancien entrepôt abandonné qui a été transformé en un lieu où vit l’art. Pas de suite à louer, mais de grands espaces intérieurs et extérieurs aux charmes et à l’esprit d’Atlanta.

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version 

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Le Boxer nain par Mauro Corda

Return to a simple life

The Besharat Gallery is in Barbizon, the charming village of painters. It is a village in Seine-et-Marne near Fontainebleau. The director of the gallery explains that this place is neither really a gallery, or a museum, but a foundation in the making that wants to help artists to exhibit and promote their works.
This place also invites you to experiment with a particular philosophy of life that aims to make Art accessible to everyone. This place invites its visitors to experience Beauty in a natural way. We then enter in a new concept: living with art and beauty in the everyday life.
Beyond a foundation, it’s literally the home of the owner. He invites people to sleep at home, like him: in the middle of art. Indeed, it is possible to sleep there. It is possible to choose a suite and stay as long as desired. At every hour of the day and night, the whole gallery and the entire residence is accessible.
Each suite has its own theme: the universe of an artist. A fresh breakfast with village products is served every morning. Personally, I love and recommend the madeleines and almond croissant from the village’s bakery.
There is also the garden, peaceful and wonderful. Sculptures occupy and live in this space, in the middle of nature, flowers …

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L’Arbre de vie par Jean-François Larrieu
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Dans les jardins de la Besharat Gallery

 

It’s been seven years since Monsieur Besharat settled here.
He has completely renovated this place which until now was left abandoned. If you are curious, you may ask to see the book which shows the pictures of the before and after the transformation of the building.

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Salle au piano  Besharat Gallery

In the 19th century, Karl Bodmer lived in this building, a painter who was part of the Barbizon school movement. These painters came to Barbizon to leave the industrialization and the modernity of their time in order to reconnect with nature, the simple life. They settled here, between the agricultural plains and the forest, to paint the life of every day, its beauty and its truth. Later, Karl Bodmer’s house became a hotel-restaurant in which Queen Elizabeth came to rest; the hotel des Charmettes. This gallery vibrates with all this history: that of the painters of the school of Barbizon, that of the visitors of Charmettes and that of Monsieur Besharat. All of this mixed gives a real personality to this place of exception.
It is both a homecoming and the discovery of a unique universe. The welcoming is warm and caring. It ends up feeling as good as at home. Concerts, vernissages are often organized. It is also possible to rent the place for any kind of occasion = wedding, professional receptions …. etc.
A planned trip to Atlanta? The main gallery of Monsieur Besharat is there. Over there, it’s a former abandoned warehouse that has been transformed into a place where live art. No rooms to rent, but large indoor and outdoor spaces with the charms and spirit of Atlanta.

I’m Melina Gabler and I know where I’m going. What about you?

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Sculpture par Dario Tironi

 

Mes remerciements à Mme Soraya BEKKOUCHE pour les photos. 

L’Enfant

C’est lors d’une fraiche soirée d’octobre que je suis allée à la première de l’Enfant au théâtre de Verre Co-Arter dans le 19èmeà Paris.
Je dois avouer que je ne m’étais ni renseignée sur le sujet, ni sur la nature de la pièce. Cependant, sur les recommandations d’un ami comédien, je m’y suis aventurée sans préjugés particuliers.

Cette création du jeune Sébastien Thévenet-Broussous, réunit sept comédiens avec qui il a mis en scène son propre texte en 10 jours.
Ce travail bref mais intensif permet une connexion plateau/salle généreuse qui donne l’impression au public de faire partie de ce tout cosmique dont parle Chaud Trou d’Gaz. L’alchimie et l’écoute des comédiens sur scène renforce cette générosité et le lien spectateurs/acteurs.

Assister à cette pièce, c’est vivre une véritable expérience humaine. C’est aussi se questionner sur des sujets d’actualités engagés, sérieux et parfois même effrayants. Pourtant, la mise en scène et les personnages apportent la distance suffisante pour pouvoir écouter et regarder jusqu’au bout.

Les personnages sont interprétés dans une grande simplicité et une grande sincérité.
J’ai été tout particulièrement touchée par l’humour subtil et intelligent du couple de Zouave et Chaud Trou d’Gaz. De plus, ce binôme apporte une touche d’espoir et d’amour, dans cette histoire à la chronologie décousue qui révèle toute sa pertinence à la fin de la pièce.

La dramaturgie semble s’inspirer des grands genres théâtraux ; de la tragédie grecque, en passant par la commedia dell’arte.

On peut lire dans la présentation de la pièce, que le spectacle est un ballet exotique.
Mais qu’est-ce qu’un ballet exotique ?
Sébastien :
« Ballet exotique est en effet un terme inventé pour le spectacle. Ballet au sens où toute la mise en scène est conçue comme une lente et fluide circulation des corps avec des masques. Exotique au sens où les masques nous emmènent ailleurs … »

En espérant que cette pièce va pouvoir continuer à tourner, je vous recommande vivement d’aller vivre cette expérience.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ? 


English version

The Child

It was during an evening in October that I went to the premiere of the Child at the Co-Art Glass Theater in the 19th in Paris. I must admit that I was not informed on the subject, nor on the nature of the play. However, on the recommendation of a friend, I ventured without particular prejudices.

This creation of the young Sebastian Thevenet-Broussous, brings together seven actors with whom he has staged his own text in 10 days. This brief but intensive work allows a generous shelf / room connection that gives the impression to the public to be a part of this cosmic whole of which Hot Hole Gas speaks. Alchemy and listening to actors on stage reinforces this generosity and the spectators / actors link.

To attend this play is to live a true human experience. It is also questioning about topics of current events, serious and sometimes even scary. However, the staging and the characters bring enough distance to be able to listen and watch until the end.

The characters are interpreted with great simplicity and sincerity. I was particularly touched by the subtle and intelligent humor of Zouave’s couple and Hot Hole of Gas. In addition, this pair brings a touch of hope and love, in this story to the disjointed chronology that reveals all its relevance at the end of the play. Dramaturgy seems to be inspired by the great theatrical genres; from Greek tragedy, to commedia dell’arte.

We can read in the presentation of the play, that the show is an exotic ballet. But what is an exotic ballet?

Sebastien: – « Exotic ballet is indeed a term invented for the show. Ballet in the sense that the whole staging is conceived as a slow and fluid circulation of bodies with masks. Exotic in the sense that masks take us elsewhere …  » Hoping that this play will continue to take place, I highly recommend you to go live this experience.

I’m Melina Gabler and I know where I’m going. What about you ? 



 

En plus sur la pièce

Distribution
Chaud Trou d’Gaz: Abdel Djallil Boumar
D’orée: Dorian Goffe 
Draft : Sandra Zémouli 
Mer: Marie Plisson
Molaire: Clément Popis 
Poule : Paul Grassin
Zouave: Souad Zakraoui 

Résumé :

Dans un royaume imaginaire, Molaire Godefroy, président du royaume, et Mer, son épouse, cherchent leur enfant disparu, vingt-cinq ans après sa disparition. Accompagnés de l’inspecteur Draft, leur quête va les mener sur les dangereux terrains de la dissidence. 

Extraits :
Souvenir 0 : Dos Rond / D’orée : 

(…)
Poule: …. Si ces tâches sont occupées par des machines, il nous faudra alors inventer de nouveaux postes, de nouvelles occupations, de nouveaux labeurs ! Nous leur ferons laver la terre ; nous leur ferons rincer la pluie ; nous leur ferons trouer le ciel. Nous leur ferons brûler le soleil ! ….
(…)

***
Scène 1 : Sous la couverture dorée de Zouave.
(…)
Zouave : Qu’est-ce que tu racontes corne flûte ! Je te dis que ça va chauffer pour nous ! 
Chaud trou d’gaz : Que ça chauffe, que ça chauffe, s’il en est ainsi. L’univers est un grand algorithme animé d’une infinité de symboles dont nous faisons partie. Chaque petit symbole n’existe que pour faire vivre la mécanique de l’ensemble mais l’ensemble n’existerait pas sans chaque petit symbole. C’est fascinant, le monde est fait de ce qu’il fait…
Zouave : Par trois barils Chaud Trou d’Gaz, si tu commences à penser comme ça tu vas tout fiche à la flotte ! 
(…)

***
4ème Souvenir : Poule et D’orée.
Poule: Tu sais que tu devrais pas venir me voir comme ça ?
D’orée: Je sais. 
Poule: Tout le monde me connaît. Si quelqu’un te voit entrer ou sortir d’ici, ça se saura. 
D’orée: Je sais. 
Poule: On fera tout pour t’écraser ensuite. 
D’orée: Je sais. 
Poule: Ça te fait peur ?
D’orée : Oui.

Sans histoire, pas d’émotions

Après mon retour en France, je suis enfin allée voir les expositions de Gustave Klimt, d’Hundertwaser et de Poetic_Ai à l’Atelier des Lumières, Paris 11ème.
J’avais surtout hâte de voir les œuvres du peintre autrichien !
En effet, j’étais curieuse de voir comme le baiser allait prendre vie ou encore comment le public serait plongé dans les tableaux de l’une des figures majeures du mouvement de l’Art Nouveau au tout début du 20ème siècle.
J’en avais entendu que du bien et même encore aujourd’hui. De plus, je me suis dit  » Super, un nouvel espace Parisien pour exposer et vivre des expériences artistiques inédites !
En effet, cette ancienne fonderie offre une grande superficie qui laisse la place aux créations diverses et variées de s’y épanouir à leurs aises.
De plus, j’ai toujours été fascinée par les bâtiments qui ont une histoire riche de plusieurs vies. Cela remplit les lieux d’une présence et d’une personnalité unique.

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Ancienne Fonderie

Malgré tout cela, l’expérience que j’ai vécue pour la réouverture de ce lieu a été toute différente.
Quand je suis rentrée dans le hall du bâtiment, j’ai eu la sensation de rentrer dans une usine.
Comme si j’étais à l’intérieur d’une machine qui, sans interruption, avale les visiteurs toujours plus nombreux.
Après avoir attendu un certain temps, j’ai suivi la foule qui se dirigeait vers de grandes portes qui donnent accès aux expositions.
Une fois passé un sas qui fait la transition entre le hall d’entrée de l’ancienne fonderie et la salle où se trouve les œuvres, je me retrouve perdue et désorienté.
Le changement sans cesse de lumières et de musique ainsi que le bruit des gens qui s’agitent dans cet immense endroit, donnent le tournis !
Un temps d’adaptation et de repérage est alors nécessaire :
 » Où suis-je ? Que se passe t- il ? Où vais-je ?  »
Il faut préciser que beaucoup de choses se passent en même temps : les murs et le sol sont sans arrêt inondés d’images qui passent en boucle ; les gens s’en vont, arrivent, s’installent, changent de place tels des ombres bruyantes et omniprésentes qui vaguent à leurs occupations sans se préoccuper des unes des autres.
Bon, maintenant je parts à l’aventurer dans cet espace pour y chercher des indications, un point de départ … Je comprends que les trois expositions se succèdent inlassablement au travers de vidéos. Alors j’attends le début d’un nouveau cycle vidéo et je trouve un endroit où profiter de l’exposition.
J’étais contente d’être ici ! Mes premières impressions étaient plutôt positives ; j’avais un espace immense à explorer, j’étais dans un univers nouveau et particulier et je n’attendais qu’une chose, me laisser surprendre par les émotions que me feraient vivre cette scénographie autour des œuvres de Klimt.
C’est très beau d’accord, ça vous en met plein les yeux et les oreilles oui !Mais tout ce travail technique et le soin esthétique apporté sont morts et vides de sens. Les nombreux visiteurs me semblaient errer sans but dans l’immensité du lieu. Dans cette scénographie, je ne trouve aucune invitation au partage.
Aucune émotion ne me vient, pas d’histoire, mais une grosse frustration de ne même pas pouvoir admirer tranquillement les œuvres que j’étais venue voir.
Je vous invite tout de même à y aller pour y vivre votre propre expérience qui sera, quoiqu’il arrive, différente de la mienne.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ?


English version

Without story, no emotions

After I came back to France, I finally went to see the exhibitions of Gustave Klimt, Hundertwaser and Poetic_Ai at the Atelier des Lumières, Paris 11th.
I was especially eager to see the works of the Austrian painter!
Indeed, I was curious to see how le baiser would come to life or how the public would be immersed in the paintings of one of the major figures of the Art Nouveau movement at the beginning of the 20th century. I have heard  good things about it and I still do.
Moreover, I said to myself « Great, a new Parisian place to exhibit and live new artistic experiences! » Indeed, this old workshop offers a large area that leaves room for diverse and diverse creations to flourish at their ease. In addition, I have always been fascinated by buildings with a rich history of several lives. This fills the place with a presence and a unique personality.

Despite all this, my the experience of the  reopening of this place was quite different.
When I entered the building’s hall, I had the feeling of entering a factory.
As if I was inside a machine that, without interruption, swallows visitors ever more numerous.
After waiting for a while, I followed the crowd that was heading for large doors that give access to the exhibits.
Once past an airlock that makes the transition between the entrance hall of the old foundry and the room where the works are, I found myself lost and disoriented. The constant change of lights and music as well as the noise of the people who are agitated in this immense place, make your head spin !
A time of adaptation and identification is then necessary: « Where am I, what is going on, where am I going? » It must be said that many things happen at the same time: the walls and the floor are constantly flooded with images that loop; people leave, arrive, settle down, change places like noisy and omnipresent shadows that wander about their business without worrying about each other. Well, now I go to venture into this space to look for directions, a starting point … I understand that the three exhibitions follow one another tirelessly through videos. So I’m waiting for the beginning of a new video cycle and I find a place to enjoy the exhibition.

I was happy to be here! My first impressions were rather positive; I had a huge space to explore, I was in a new and particular universe and I was waiting for one thing, to be surprised by the emotions that this scenography around Klimt’s works would make me experience. It’s very beautiful, it makes you feel good ! but all this technical work and the aesthetic care provided are dead and meaningless. The many visitors seemed to wander aimlessly in the immensity of the place. In this scenography, I found no invitation to share.
No emotion comes to me, no history, but a big frustration of not being able to admire quietly the works that I had come to see.

I still invite you all the same, to go there to live your own experience that will, whatever happens, be different from mine.

I am Melina Gabler and I know where I am going. What about you?

Atlanta 2/2

Après le jardin botanique d’Atlanta, je suis allée au « Centre for Civil and Human Rights».
Ici, la scénographie pertinente du lieu entraîne d’abord les visiteurs dans l’histoire de l’abolition de la ségrégation. Impossible de rester insensible à ce qui est présenté.
Ensuite, c’est l’histoire de ce qui est fait dans le monde d’aujourd’hui pour faire respecter les    » Human rights « . Malheureusement, on nous fait constater que se n’est toujours pas le cas partout. Cette scénographie a clairement une visée pédagogique et son esthétique permet aux visiteurs de vivre une expérience personnelle et de s’approprier les informations exposées.

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Quelques jours plus tard, j’assiste au vernissage de Gisela ROMEROà la Besharat Galerie d’Atlanta : Pelicular Forms.
J’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir échanger avec cette Vénézuélienne pétillante et chaleureuse. Au fil de ses toiles, il est possible d’y voir l’évolution et le cheminement de l’artiste dans sa quête d’harmonie et de paix intérieure. Pour ceci, elle s’inspire des formes qu’elle peut voir dans sa vie quotidienne, dans la nature ou dans différents courants artistiques. Elle se concentre uniquement sur le positif ainsi que sur l’innocence de ce qui vient de naître et d’être créé. Les formes primitives qui remplissent les toiles de ses tableaux, peuvent nous donner la sensation de retourner dans le ventre de notre mère.

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Gisela Romero et Mélina Gabler au vernissage Pelicular Forms à la Besharat galerie Atlanta.

Vers la fin de mon séjour, quand j’ai souhaité me rendre au High Museum, je me suis retrouvée un peu frustrée. La plupart du musée était fermé pour rénovation ! J’ai tout de même pu profiter de l’exposition « Winnie the Pooh « . Le travail scénographique créé pour l’occasion permet aux grands comme aux petits de découvrir les coulisses des aventures de l’ours gourmand. C’était un instant ludique et pédagogique à partager pour un retour en enfance des plus tendres.

Tous les seconds vendredis du mois, les galeries de Castleberry hill sont ouvertes jusqu’à 22h et le quartier est en fête !
Le moment idéal pour moi de découvrir la galerie Zucot Gallery et ses artistes.
Un gros coup de cœur pour le peintre Jerry LYNN et le sculpteur Basil WATSON que je ne connaissais pas. Pas de scénographie particulière mise en place ici, mais de belles histoires et de sublimes instants présents, figés pour l’éternité.

Ma vie se résumait à des concerts, des promenades en ville et à des découvertes d’endroits superbes et insolites. Des rencontres avec des personnes généreuses et inoubliables ont également rythmé ces sept semaines de déconnexion.

Merci à la vie de m’avoir offert cette expérience et de me permettre de la partager.
Je ne me voyais pas commencer mon blog sans partager un peu de ce voyage qui m’a aidé à réaliser où j’en étais dans mon projet, et quelles étaient les prochaines étapes pour le mettre en place concrètement.

Dorénavant dans les prochains articles, je prendrais le temps pour parler d’un artiste à la fois, ou d’un événement culturel particulier.

Je suis Mélina Gabler et je sais où je vais. Et vous ?


English version

ATLANTA 2/2

After the Atlanta Botanical Garden, I went to the Center for Civil and Human Rights. Here, the relevant scenography of the place leads visitors first in the history of the abolition of segregation. Impossible to remain insensitive to what is presented.
Then, it is the story of what is done in the world today to enforce the « Human rights » that are not always everywhere. This scenography clearly has a pedagogical aim and its aesthetic allows the visitors to live a personal experience and to appropriate the exposed information.

A few days later, I attend the opening of Gisela ROMERO at the Besharat Gallery Atlanta : Pelicular Forms.
I had the chance and the pleasure to be able to exchange with this sparkling and warm Venezuelan. Throughout his paintings, it’s possible to see the evolution and the path of the artist in her quest for harmony and inner peace. For this, she is inspired by the forms she can see in her daily life, in nature or in different artistic trends. It focuses only on the positive as well as the innocence of what has just been born and created. The primitive forms that fill the canvases of his paintings can give us the sensation of returning to the belly of our mother.

Towards the end of my stay, when I wanted to go to the High Museum, I found myself a little frustrated. Most of the museum was closed for renovation! I still enjoyed the exhibition « Winnie the Pooh ». The scenography work created for the occasion allows both children and adults to discover the backstage adventures of the gourmet bear. It was a fun and educational moment to share for a return to childhood tenderest.

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Every second Friday of the month, the galleries of Castleberry hill are open until 10 p.m. and the neighborhood is celebrating!
The perfect moment for me to discover the gallery Zucot Gallery and its artists. A special mention to the painter Jerry LYNN and the sculptor Basil WATSON that I did not know. No special scenography set up here, but beautiful stories and sublime moments present, frozen for eternity.

 

My life comes down to concerts, city walks and discoveries of beautiful and unusual places. Meeting generous and unforgettable people also punctuated these seven weeks of disconnection.

Thank you to life for giving me this experience and allowing me to share it.
I did not see myself starting my blog without sharing a bit of this trip that helped me realize where I was in my project, and what were the next steps to put it into practice.

From now on in my future articles, I will take the time to talk about one artist at a time or a particular cultural event.

I am Melina Gabler, I know where I am going. What about you ?