La critique, un outil de partager bienveillant

Chers vous, comme je vous l’expliquais sur Instagram, j’ai fait la rencontre d’une association de critique, LeSouffleur et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de la critique théâtrale.
Pour ma première fois, j’ai décidé d’aller au  Théâtre de sénart scène nationale
pour assister à une pièce de Wadji Mouawad  Tous des oiseaux. 

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Grande Salle vue de la scène du Théâtre de Sénart, scène nationale – Mélina Gabler, scénographies à vivre.

Aux premiers abords, l’écriture d’une critique n’est pas une chose de tout à fait naturelle.
Cela demande une prise de recul suffisante pour pouvoir comprendre et ensuite expliquer non seulement vos émotions, mais aussi celles de l’oeuvre que vous venez de voir.
Après il faut replacer l’oeuvre dans son contexte. Et ceci, de la manière la plus objective possible afin que la liberté de penser et la perception du lecteur soient respectées.
Ensuite il faut donner assez d’exemples, qu’ils soient suffisamment clairs, pour que le lecteur puisse se faire une représentation mentale de l’oeuvre. Cependant, il ne faut pas trop lui en dire non plus pour ne pas gâcher son plaisir ou l’influencer lorsqu’il ira lui même découvrir ou redécouvrir l’oeuvre dont vous parlez.
Une fois toute cette prise de recul il est  possible et même conseillé, de dire si on aime ou pas l’oeuvre ! Et bien oui ! Si on explique pourquoi on aime ou pourquoi on n’aime pas, dans quel cas ne serions nous pas libre de dire ce qu’on ressent et ce qu’on pense ?

Donc, finalement, écrire une critique c’est adopter un point de vu « raisonné », c’est faire une observation, l’analyse d’une expérience vécue en tant qu’être humain. Autrement dit, c’est essayer d’être le plus objective en suivant un processus convoquant notre propre subjectivité pour ensuite partage le fruit de notre réflexion toute aussi objective que subjective car après tout, nous ne sommes que des être humains !   

Ecrire une critique, ne serait-ce pas alors le même processus qu’on utilise quand on souhaite communiquer avec les autres ? Quand on souhaite vraiment communiquer avec l’autre ?
En effet, quand on veut partager une émotion, un point de vu sur n’importe quel sujet, il faut, pour que l’autre comprenne avoir compris nos émotions pour pouvoir les exprimer à l’autre en les replaçant dans leur contexte et donner des exemples concrets non ? 

Donc voila ce que m’apporte le travail de critique pour l’association Le Souffleur,  une réflexion sur les moyens utilisés pour communiquer avec l’autre, avec vous !
Je me rends compte alors que les processus d’une critique sont les processus qu’on met, ou plutôt qu’on essaie de mettre en place en toute circonstances : au travail lors d’un conflit ou d’une réunion de partager d’idées par exemple ; à la maison avec notre famille, mais aussi lors de nos loisirs avec nos amis !

Je vous laisse donc chers vous aller découvrir ou redécouvrir l’oeuvre de Wadji Mouawad , les nombreuses créations présentées au Théâtre de sénart  et les critiques du Souffleur .

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

Pour suivre mes actualités chers curieux , retrouvez moi sur Facebook et Instagram! –> melinagabler – Mélina Gabler 

murmures : tss ! Je vous laisse des extraits de ma critique juste en bas … ! 



TOUS DES OISEAUX
de Wajdi Mouawad

Lieu : Théâtre de Sénart -Scène nationale du 06 au 08 mars 2020.
Durée : 04heures, entracte incluse.
Texte et mise en scène  : Wadji Mouawad 
Avec : Jalal Altawil ( Wazzan )  ; Jérémie Galiana (Eitan) ;  Nelly Lawson (Whahida); Victor de Oliveira (le serveur, le rabbin, le médecin) ; Leore Rivlin (Leah) ; Judith Rosmair (Norah) ; Darya Sheizaf (Eden, l’infirmière) ; Rafael Tabor (Etgar) ;  Raphael Weinstock (David).
Création le 17 Novembre 2017 La Colline – théâtre national, Paris

***

J’ai découvert Wajdi Mouawad en lisant Incendie il y a quelques années.
J’ai été boulversé par cette pièce et surtout par son magnifique monologue de fin : « (…) J’ai pensé au mot OCEAN et j’ai éclaté en sanglots (…) »

(…)

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Extrait Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad – Mélina Gabler, scénographies à vivre.

L’histoire de Tous des oiseaux est aussi vieille que le monde et toujours d’actualité : Eitant, jeune scientifique passionné juif allemand et Wahida, une jeune et belle doctorante arabe américaine  tombent amoureux.
Leur histoire d’amour déclenche une grande querelle entre Eitant et son père et mène le jeune homme dans une quête sur ses origines.
Un voyage à Jérusalem met en lumière un grand secret depuis longtemps enfoui dans la mémoire des grands-parents et questionne les origines de l’identité, et de la culture, de la pensée …
Le casting international fait entendre plusieurs langues comme l’anglais, l’allemand, l’arabe et l’hébreu … (…)

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Extrait Tous des oiseaux de Wajdi Mouawad – Mélina Gabler, scénographies à vivre.

Les interprètes sont puissants; il n’y a aucune difficulté à les entendre ni à ressentir les émotions des personnages .
On peut parfois avoir l’impression d’un sur-jeu ; d’émotions qui venaient tout d’un coup, sans avoir eu le temps de naitre et d’évoluer. (…)
La scénographie d’Emmanuel Clolus est sobre, pratique et  fonctionnelle.
Elle laisse toute à fait la place au texte engagé et poétique de Wajdi Mouawad ainsi qu’aux interprètes. (…)
Il y a  également dans cette scénographie des éléments qui nous rappellent le cinéma. Par exemple, des images sont projetées pour dessiner certains endroits comme une bibliothèque ; un hôpital; un bord de mer .…etc. (..)
Les vas et viens temporels s’effectuent de manière fluide et compréhensible (…)

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Nous ne voyons pas les quatre heures passer. (…)
La simplicité de la scénographie permet aux comédiennes et comédiens de déployer tout leur talent afin de servir au mieux les mots investigateurs de Wajdi Mouawad.(…)

–> Retrouver ma critique complète de Tous des oiseaux au Théâtre de sénart scène nationale  et bien d’autres sur LeSouffleur.net

Au pays de Guigue et Plo …

J’ai rencontré ces deux drôles lors de ma formation de comédienne aux cours d’art dramatique Verbe et Lumière (Paris XVème).
À ce moment là,  ils se nommaient encore Alexis Chevalier et Grégoire Roqueplo mais, ils ne savaient pas encore que leur vie allait changer et se lier à jamais …
La légende raconte, que le duo Guigue et Plo est né grâce à leur amour commun pour les textes pleins d’humour de Jean Poiret et Serrault par exemple.
A force de se côtoyer et, de se mettre en scène dans le métro, ils se sont transformés et ont crée un univers rien qu’à eux. 

Le duo que je vous présente aujourd’hui chers vous, est le résultat du travail de deux amis comédiens que je connais très bien. Ce sont deux jeunes hommes qui sont sur scène, formidables, généreux et touchants. Avec leur univers décalé et complètement unique,  ils vous transportent dans un ailleurs sans espace temps définit. Que vous les aimiez ou non, ils ne peuvent pas vous laisser indifférents…
Ils sont le nouveau couple « Louis de Funès/ Bourvil », ou encore peut-on les apparenté au couple « Laurel/Hardy » avec la touche Frenchy.
Ils sont absurdes, irréels,  burlesques, et poétiques !  

 

Guigue :  » Quand on fait de l’absurde, le temps est réduit « 

Guigue et Pro c’est le tandème clownesque des temps modernes Parisien !
Dans leur histoire d’«Ici et Là», ils nous racontent et nous partagent leur amitié et leurs interrogations ainsi que leurs questions métaphysiques sur la vie et le temps qui passe. 
Houwa ! De quoi sortir du théâtre, avec un regard complément différent du monde qui nous entoure !

A l’aide de leur metteur en scène Jenny François, les deux jeunes compères, multiplient leurs apparitions sur les scènes : celles de Paris, celles du festival d’Avignon, celles des grandes villes métropolitaines et européennes, telles que Bordeaux et Genève…

Ils sont partout, même sur Facebook et sur youtube avec leur chaine «  Radio Guigue et Plo ».
Depuis peu, vous pouvez également les croisés dans des festivals d’humour !
Vous l’aurez compris chers vous, Guigue et Plo sont partout !  Ils sont actuellement à la conquête du monde …. ! 

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– Guigue et Plo avec Ici et Là – Mélina Gabler, Scénographies à vivre –

Guigue : « Nous avons beaucoup d’influences qui sont mortes … On aime beaucoup les morts ! »

Chers vous, je vous en conjure à aller les voir théâtre des DECHARGEURS ; et quand ce sera fait, laissez nous vos commentaires juste en bas de l’article pour partager avec nous votre expérience !

Avant de vous quitter chers vous, laissez moi vous partage une partie de mon drôle d’entretien avec eux : 

Mélina Gabler  « Comment sont les spectateurs de Guigue et Plo? »
Guigue« O ils sont pas beaux… holala … On a vraiment que les laidrons qui viennent nous voir quoi ! Je ne sais pas si on fait du trie à l’entrée …Et ils sentent mauvais hou !»
Plo« C’est pour ça qu’on cherche de plus en plus à jouer en hauteur ! »
Guigue« tu sais on en parlait avant que tu arrives, mais c’est un vrai problème. Effectivement il y a l’apparence physique , y’a l’odeur et ils ne sont pas spécialement sympathiques…  et puis on sent que c’est des gens pas très intelligents, pas spécialement évolués … »
Plo«  Ouais c’est vrai … »
Guigue«  on le sent… quand ils dissent « Bravo » ça sonne creux … ! (…) Bon après on dit qu’on a le public qu’on mérite … »
Plo«  Y’a peut-être des questions à se pose de ce côté là aussi du coup… (…) Mais après il y en a quelques un … »
Guigue«  Notre futur public il est extraordinaire, on le sent déjà il va arriver … »
Plo« On le sent oui ! Quoiqu’il arrive c’est une histoire olfactive … »
Guigue – «  On l’entend arriver parce que, pour le coup, il a de grosses chaussures, il est très sympathique, très intelligent mais il a de grosses chaussures ! (…) »

Mélina Gabler – « Que pensez-vous du Coronavirus ? »
Guigue – «  Bon… C’est  assez simple à expliquer, c’est un phénomène mondial, on est pas encore au niveau de la pandémie heu… . »
Plo – «  Ça n’a rien avoir avec le « pain de mie » … »
Guigue – «  Non, non, absolument pas non !Oui c’est vrai que ça dépend de l’accent (…) en plus on est dans un restaurant Italien !  »
Plo – «  Enfin bref, ça n’a rien à avoir ! »
Guigue – « Ça n’a pas de rapport mais peut-être que ça vient des Italiens finalement tout ça . .. »
Plo – «  Ha oui ! C’est pas bête … »
Guigue – (avec un accent italien) « Pain de mie … Parce qu’on se méfie :pourquoi il y a des cas en France ? On part de la Chine, mais la Chine c’est loin, alors que l’Italie, c’est tout prêt … »
Plo – «  C’est vrai que ça parait suspect que tout vienne de la Chine… »
Guigue – «  Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis le Corona virus, la Chine n’a jamais été aussi prêt … Il y a eu une contraction du continent, c’est fou hein  ! »
Plo – «  Il y a quelque chose la dessous … »
Guigue – «  Bah des plaques tectonique …  ! »
Plo – «  Est-ce que ça a un lien avec le virus ?
Guigue – «  Non  mais avec la danse oui ! »

Mélina GablerQue pensez-vous de la situation actuelle de l’écologie ?
Guigue -« (…) Bon je lâche le mot, c’est un complot ! (…) Ce sont les gens qui sont aux arrêts de bus et qui n’ont pas de place assise vous comprenez ? (…) Parce qu’il y a une jalousie des gens qui restent debout ! »

Mélina Gabler – « Guigue et Plo sont-ils féministes ? »
Guigue«  Au pays de Guigue et Plo, il n’y a pas de femmes, donc il n’y a pas de problème ! »
Plo« C’est ce que j’allais dire, on est pas des femmes ! »
Guigue – « Donc, il n’y a pas de discrimination ! Personne n’est moins bien payé puisqu’il y a 100% d’hommes ! »

Mélina Gabler – «  Mais , vous côtoyez bien des femmes quand même ? »
Guigue – «  oui mais on leur parle pas ! Moi j’ai jamais parlé à une femme de ma vie ! Je pense que je ne le ferai jamais ! (…) »
Plo – « (…)  Quand il dit qu’il n’a jamais parlé à une femme c’est un peu sévère … parfois il y a des onomatopées , il y a des échanges verbaux … »
Guigue – «  (… ) Dans le spectacle il y a quand même un numéro sur la douleur de l’accouchement, et on dénonce ça … (…) C’est le combat d’une vie (…) »
Plo – «  (…) c’est comme un hommage rendu , je sais qu’on n’est pas parfait mais quand même on dit, « tient on pense à vous ! » Y’a quand même un échange (…) »
Mélina Gabler – « Que retenez vous des Césars 2020 ? »
Guigue – « Alors, quand moi j’ai regardé, à un moment il y a eu la pub, et il y a eu une pub pour  Schwarzkopf (…). C’est un shampooing que je recommande à tout le monde, c’est ce qui m’a le plus plu oui. »
Plo – « Moi j’ai trouvé que les statues brillaient bien. Cette année mieux que l’an dernier ouais … l’année dernière elles étaient un peu plus sales … ils ont fait l’effort ! » 

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– Guigue et Plo avec Ici et Là – Mélina Gabler, Scénographies à vivre –

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Edgar Allan Poe, un mystère obsédant et intemporel – Partie I –

Tout le monde connais les oeuvres d’Edgar Allan Poe et parfois même sans le savoir.
L’auteur est le précurseur du roman policier, du fantastique et de la science-fiction. Toute notre culture artistique a été et est encore influencée par ses poèmes et ses contes .
La littérature, le cinéma, les séries, la musique, la peinture, la sculpture et tant d’autre encore se sont inspirés et s’inspirent toujours du mystère mélancolique de Poe.
Cet auteur fait parti de notre mémoire collective. 

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Illustration pour « La chute de la maison Usher » (gravure) – Mélina Gabler, Scénographies à vivre
La chute de la maison Usher
Illustration pour « La chute de la maison Usher » (image numérique)  – Mélina Gabler, Scénographies à vivre

Les quarante années de vie d’Edgar Allan Poe (1809 – 1849.) ont été une succession de douleurs, de rejets, d’échecs et de certains succès qui n’ont jamais duré très longtemps.

Cet homme, vraisemblablement en quête d’un idéal inatteignable exorcisait sa mélancolie chronique au travers de ses écrits.
C’était un esprit très intelligent mais aussi très sensible, peut-être trop sensible pour notre réalité…
Ses oeuvres sont romantiques, aussi dramatiques que drôle et toujours hantés par la mort et des questionnements existentielles qui se tapissent au fond de chacun d’entre nous.
Autrement dit, ses textes sont aussi pluriels et complexes que semblait être l’auteur et sa vie .

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Illustration pour « Le chat noir » (gravure) – Mélina Gabler, Scénographies à vivre

Sa mort fût toute aussi mystérieuse que ses contes et ses poèmes.
Encore aujourd’hui, personne n’arrive à se mettre d’accord… à moins que personne ne souhaite se mettre d’accord ? Car, qui a t-il de plus passionnant et obsédant si ce n’est une énigme indéchiffrable ?
L’écrivain restera alors certainement entouré de mystère tant qu’il y aura des curieux et des rêveurs pour le lire.

Chers vous, vous trouverez ailleurs et, assez facilement , d’autres informations que ces quelques lignes au sujet de cet auteur.
Cependant, j’espère qu’avec cette brève première partie d’article je vous aurez donné l’envie de rentrer d’avantage dans son univers que nous pouvons retrouver il me semble,  en chacun d’entre nous… 

« La mort d’une belle femme est incontestablement
le plus poétique sujet au monde »

ligeia ressurection

Pour terminer, voici un extrait tiré de la riche production littéraire de cet auteur qui comme certaines de nos interrogations existentielles, restera encore longtemps insaisissable. 

« (…) Elle se tord ! elle se tord ! – avec des angoisses mortelles
Les mimes deviennent sa pâture,
Et les séraphins sanglotent en voyant les dents du vers
Mâcher des caillots de sang humain.
Toutes les lumières s’éteignent, – toutes, toutes !
Et sur chaque forme frissonnante,
Le rideau, vaste drap mortuaire,
Descend avec la violence d’une tempête,
-Et les anges, tous pâles et blêmes,
Se levant et se dévoilant, affirment

Que ce drame est une tragédie qui s’appelle l’Homme,
Et dont le héros est le vers conquérant.
 » 

Extrait Liegeia

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De l’art à vivre, de l’art qui entre dans les coeurs !

Des formes uniques, des histoires particulières et des émotions toutes personnelles; les sculptures d’Alain-Marie Parmentier ont le pouvoir de s’immiscer dans votre fort intérieur et de faire renaitre en vous des sensations oubliées. 

UNE RENCONTRE

J’ai rencontré Alain-Marie Parmentier juste avant l’ouverture du dernier Salon d’Automne de Paris en octobre dernier .
Pour cet événement,  le sculpteur exposait l’une de ses dernières création, La Plage . 
Nous nous étions donnés rendez-vous au café du Petit Palais.
C’est donc dans ce lieu historique et culturel que j’ai pu faire la connaissance de cet artiste.

L’artiste que je vous présente ici est une personne passionnée, curieuse, qui a une fascination toute particulière pour la nature.
« J’ai une connexion particulière avec la nature au sens large … elle est une  source d’inspiration intarissable présente avec la force dans l’arbre de nos forêts …  Le bois c’est vivant, c’est communiquant. (…)
Le bois est une matière gratifiante mais aussi difficile car il faut pouvoir lire la vie de l’arbre qu’on travail. L’arbre s’exprime par rapport à ce qu’il est, au travers de son histoire –  qui est aussi la nôtre – et que le sculpteur permet de révéler par une exploration profonde aux origines du vivant : c’est une rencontre merveilleuse, pleine de promesse et d’enseignement. »

DES FORMES PLEINES DE VIE 

Chers vous, ce qui est extraordinaire avec les sculptures de A.M Parmentier  est qu’elles sont vivantes….!
La première chose que vous aurez envie de faire quand vous les découvrirez ce sera de les toucher, de rentrer en contact avec elles.
Généralement faites de bois les oeuvres, au travers de leurs formes et leurs histoires, sont chaleureuses et bienveillantes, comme si elles portaient quelque chose de rassurant en elles, ce qui nous pousse à aller vers elles.
« On est fasciné par une forme qui nous transporte et qui nous fait passer d’un plan à un autre , qui nous élève à notre quotidien pour faire correspondre un monde qui est en nous mais qui n’a pas forcement de miroir,  ni de figuration dans l’environnement, autrement dit… c’est une dimension  personnelle, très intime  et qui provoque une attirance pour une oeuvre … et ça c’est indéfinissable …  ça ne touche pas tout le monde la même façon …. cette  dimension particulière  est toute la puissance d’une oeuvre d’art …. » 

UNE EXIGENCE EXCLUSIVE

D’abord une passion à laquelle il s’adonnait lors de son temps libre, la sculpture est devenue une nécessité qui a pris une place essentielle dans sa vie jusqu’à lui faire quitter son activité salariée.
C’est tout seul, en écoutant ses émotions et en exploitant ses compétences pour la transformation des matériaux et la création d’objets que le sculpteur fait naitre ses projets.
«  Quand vous avez un don artistique quelqu’il soit , il faut le travail sans relâche pour ensuite pouvoir dire et partager . C’est un moyen extraordinaire pour traduire des émotions, que je tâche d’exploiter en réalisant des formes improbables… avec la complicité d’une matière maîtrisée qui nous relie à la vertigineuse beauté de l’Univers… et qui peuvent transformer la vie de ceux qui les regardent. »

LE BOIS, UN VECTEUR 

Le bois est donc la matière de prédilection du sculpteur, qui lui permet d’explorer ses interrogations et leur donner vie.
«  Je suis dans l’expression qui doit susciter, en principe, un message direct avec un contenu sincère  suffisamment fort pour parler à tout le monde. par le langage du coeur. Donc à partir de là on ne peut que passer des émotions où des choses fortes qui concernent la vie, qui concernent certaines interrogations comme : Qu’est-ce qu’on fait sur cette terre ? Pourquoi les oeuvres d’art transcende la vie quotidienne ? Est-ce apporter quelque chose de mieux pour élever l’âme et l’esprit ? »

LA POESIE DES FORMES

C’est ainsi que les sculptures d’A.M Parmentier deviennent des « objets à vivre », qu’elles s’installent dans nos espaces de tous les jours;  nos maisons, nos jardin … Elles nous accompagnent.
« Ces objets à vivre sont là pour nous aider à nous libérer de notre vie de tout les jours, à vivre de façon intime et paisible. On y puisse du plaisir, de l’énergie … Les oeuvres d’art doivent pouvoir communiquer par l’émotion ; c’est un domaine sensible qui n’est pas perceptible par tout le monde, c’est un langage subtil, tout comme la poésie !  » 

Mélina Gabler - Scénographies à vivre -
Alain-Marie Parmentier et Mélina Gabler au Petit Palais

 » Je ne prétends pas faire de l’Art , je fais des objets qui ne servent à rien sinon à témoigner de la Beauté, de la Nature, à chanter la vie avec cette capacité  à rentrer dans les coeurs ! « 

 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

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Un voyage parmis les étoiles !

Depuis le moi d’Août, vous pouvez faire un voyage étoilé au théâtre du Notre Ouest – Paris.
L’étoile sans nom  , la première mise en scène de Daria Konstantinova, est une reprise de la pièce roumaine de Mihail Sebastian. 
Cette pièce très peu connue en France pourtant adapter au cinéma roumain. En effet, la pièce a inspiré de nombreux réalisateurs comme Mihail Kazakov et Henri Colpi. 

Ne voulant pas nous laisser dans l’ignorance, Daria Konstantinova a réunit une troupe de comédiens éblouissants pour nous faire rêver et toucher les étoiles . 

Figurez-vous un petit village bien tranquille, et ses habitants qui ont chacun leur personnalité, leurs habitudes, leurs rêves . Pourtant ces charmants habitants sont coincés, enfermés dans leur quotidien et répètent sans arrêt les mêmes tâches, les mêmes bavardages ….
Ensuite visualisez le coeur de ce petit village : la gare ferroviaire. 
C’est la seule occupation du village et de ses habitants.
C’est le lieu de rassemblement où le changement et la vie passent sans jamais s’arrêter.

Enfin, imaginez au milieu de tout cela le professeur Miro. Professeur oui, mais il est surtout un explorateur, un chercheur passionné ! 
C’est le seul dans le village à ne pas tourner en rond, à avancer dans ses attentes et ses rêves. Du fait de sa passion, il passe alors pour le fou du village ! 

Tout d’un coup, lors d’une soirée  apriori comme les autres, le train à grande vitesse, celui qui ne s’arrête jamais et qui vient de la grande ville, s’arrête….  Cela va bousculer la vie bien tranquille du petit village et de ses habitants. 

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L’inconue – Lucie Cloteaux ; Marin Mirou- Benjamin Gray . Mélina Gabler Scénographies à vivre

Les questions de la solitude, de la folie, de l’ouverture et  du bonheur sont abordées dans cette pièce lumineuse, tendre et dure à la fois : « être étranger, être fou, être seul »

«  J’ai découvert quelque chose. Quelque chose de déchirant Grig, nous sommes malheureux. »

C’est à partir de cette réplique entendue dans le film de Mihail Sebastian que Daria Konstantinova a commencé à rêver sa mise en scène.
Une mise en scène riche, symbolique et dynamique dans laquelle le spectateur est littéralement immergé. En effet , l’entrée dans la salle se fait par la scène. Cette découverte du plateau est tout simplement magique et prenante . Il est alors possible de ressentir le travail des comédiens, une vibration qui nous chatouille des pieds à la tête.

De plus le talent indiscutable des comédiens, nous embraque dans la voûte céleste à la découverte d’une nouvelle étoile si humaine qu’il est impossible de sortir du théâtre sans rien ressentir. 

C’est pour cela que je vous encourage à aller découvrir cette petite merveille , installée bien chaleureusement dans son écrin historique et mythique du Théâtre du Nord-Ouest . 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?
Au théâtre du Nord-Ouest je l’espère  ! 

 

l'étoile sans nom affiche
Mélina Gabler Scénographies à vivre

 


 

Tous les chemins mènent à …. soi !

Cet été j’ai expérimenté la  dolce vita  .
Depuis des années je ressentais le besoin d’aller découvrir Rome, la ville sans âge.
Ce voyage,  j’en ai rêvé des années durant. Ce voyage, c’était un rendez-vous, une évidence.

Je pourrais vous parler de ses lieux historiques et de sa richesse culturelle ( théâtre – opéra – cinéma – musées – street-art ….) ; après tout, c’est pour ça que je partage ce blog avec vous !
Je pourrais aussi vous conseiller de ne jamais y aller en été si vous ne voulez pas mourir de chaud ; je pourrais vous donner les noms des meilleures gelateria ; je pourrais vous indiquer des endroits  non touristiques à couper le souffle ; mais, tout ceci n’aurait pas vraiment de sens.

ROMA 2019 18
Roma – Mélina Gabler –

Ce que j’essaie de vous dire chers curieux et chères curieuses, c’est que la ville de Rome n’est pas une ville à consommer, mais bien une ville à vivre ! 

Rome m’a réappris à prendre le temps de vivre. 

J’ai pris le temps de me perdre dans les rues de Rome ; j’ai pris le temps de me laisser guider par les belles personnes que j’ai rencontré ; j’ai pris le temps de ne rien planifier ; j’ai pris le temps de ne rien faire, de m’ennuyer, de m’assoir et de regarder autour de moi ; j’ai pris le temps de  manger, de me faire plaisir, de me faire du bien ; j’ai pris le temps d’écouter et de lire l’italien avant d’en prononcer mes premiers mots après 4 semaines d’apprentissage ! 

Alors oui, à force de prendre mon temps, je n’en ai pas eu assez, pendant mes deux mois, pour aller visiter le forum Romain par exemple, mais qu’importe ! En prenant mon temps à Rome, je me suis retrouvée. 

ROMA 2019 19
Roma – Mélina Gabler –

Rome ne se fait donc pas « en trois jours »  comme disent certains guides touristiques !
Rome, c’est vivre une aventure initiatique et c’est surtout, tomber amoureux !
Rome nous fait aimer la vie et je crois que c’est ça la dolce vita : aimer la vie et prendre le temps d’en profiter !

Ma vie parisienne m’avait aspiré dans son tourbillon des choses « à faire » .
J’avais toujours quelque chose à faire et à penser ! Je mettais quelque peu perdue, et surtout je mettais épuisée et je commençais à perdre de vue l’essentiel, mon essentiel. Mon projet commençait à devenir un fardeau . D’une chose que j’ « aimais » faire, il était devenu une chose que je « devais » faire.
Mon voyage à Rome est donc tombé à pic !

ROMA 2019 14
Roma – Mélina Gabler –

Après avoir pris soin de moi et m’être re-connectée à mon essentiel, je peux dès à présent donner une nouvelle énergie à mon projet.
J’ai également décidé continuer à vivre à dolce vita ! Je vais donc m’efforcer à prendre plus mon temps, ou en tout cas, à prendre plus de temps pour moi, et pour m’ennuyer ! Mais surtout je vais continuer à VIVRE et à AIMER .
Ainsi, même si je ne peux pas prévoir ce que va m’offrir la vie, mon intuition me dit que je vais bientôt avoir de nouvelles choses à partager avec vous. 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version

All roads lead … to yourself ! 

This summer I experimented the dolce vita.
For years I felt the need to go discover Rome, the ageless city.
This trip, I dreamed of it for years. This trip was an appointment, an obviousness.

I could tell you about its historical sites and its cultural richness (theater – opera – cinema – museums – street-art ….); that’s why I share this blog with you after all ! I could also advise you never to go there in the summer if you do not want to die of heat; I could give you the names of the best gelateria; I could point you to non-tourist places that are breathtaking; but, all this would not really make sense.

 

What I’m trying to tell you, dear curious readers, is that the city of Rome is not a city to consume, but a city to live!
Rome has taught me what it is to take the time to live again.

I took the time to lose myself in the streets of Rome; I took the time to let myself be guided by the beautiful people I met; I took the time to plan nothing; I took the time to do nothing, to be bored, to sit down and look around; I took the time to eat, to enjoy myself, to make myself feel good; I took the time to listen and read Italian before pronouncing my first words after 4 weeks of learning!
So yes, by taking my time, I’ve not had enough of it, during my two months, to visit the Roman forum for example, but what does it matter! By taking my time in Rome, I found myself.

 

Rome is not done « in three days » as some tour guides say!
Rome is living an initiatory adventure and it’s falling in love!
Rome makes us love life and I think that’s the dolce vita : love life and take the time to enjoy it!

My Parisian life had sucked me into its whirlwind of things « to do ».
I always had something to do and think! I got a little lost; I also became exhausted and I began to lose sight of the essential, my essential. My project was starting to become a burden. From something I liked to do, it had become something I had to do.
My trip to Rome was perfectly timed!

After taking care of myself and reconnecting with my essentials, I can now give new energy to my project.
I also decided to continue living la Dolce Vita! I will therefore try to take more time, or at least, to take more time for me, and to be bored! But above all, I will continue to LIVE and LOVE.
So, even though I cannot predict what life will offer, my intuition tells me that I will soon have new things to share with you.

 

I’m Mélina Gabler, I know where I’m going. What about you ?

 

Pense au réveil d’un enfant

Vendredi 14 juin, j’ai eu a chance de présenter ma nouvelle scénographie à vivre pour le vernissage de Visages de l’innocence .
Cette exposition, que vous pouvez aller voir jusqu’au 22 Septembre 2019 à l’espace culturel de Barbizon, est proposée par la Besharat Galerie.
Elle présente des portraits d’enfant pris par le photo-reporter Steve Mccurry.
Ce sont, pour la plupart, les mêmes photos utilisées dans le projet  Art in school  de la fondation Besharat dont je vous ai parlé dans mon article Quand l’art s’invite dans les écoles !

Le travail coopératif de Monsieur Besharat et du photographe Steve McCurry qui consiste à rendre accessible l’art dans les écoles et à sensibiliser les élèves à la bienveillance, est au cœur de l’exposition Visages de l’innocence .
Pour raconter l’histoire des photos lors du vernissage je devais donc aussi, raconter l’histoire du projet de la fondation.
Pour ce faire, ma création Pense au réveil d’un enfant, est née de la participation des élèves de l’école de Barbizon. C’est en effet la première école française à avoir accueilli le projet de Monsieur Massoud Besharat. De plus, l’exposition se passant à Barbizon, leur participation était une évidence.

Pour mes scénographies à vivre, je pars de l’équipe qui va rendre vivant l’univers de l’exposition. Les grandes lignes sont claires et précises pour moi, mais je suis attentive à ce qu’on me propose. Il est même indispensable pour moi que toutes les personnes qui m’entourent lors de la création apportent un bout de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont . Pour que les créations fonctionnent, il faut qu’elles soient le fruit d’un partage.
Pour Pense au réveil d’un enfant, les enfants et moi, nous avons créé ensemble l’histoire  de la scénographie à vivre. Notre objectif était de rendre palpable l’univers des photos de Steve McCurry et celui du projet Art in school.
Après un travail scolaire avec la directrice de l’école, les enfants ont pu exprimer leurs ressentis et les partager avec un public d’adultes étonnés et attentifs.

Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –
Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –
Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –

C’était l’une de mes plus belles expériences humaines ! Créer avec des enfants  un projet culturel de cette ampleur en dehors des murs de l’école a été très enrichissant !
Cette expérience m’a permis de rencontrer de belles personnes et de renforcer mon désir d’aller plus loin dans mon projet scénographique .
J’ai également compris que je pouvais lier deux besoins essentiels pour moi :
le besoin artistique de création d’un côté et l’autre, et le besoin de partager mes expériences , ce que j’ai appris pour donner du sens à ce que je fais et à ce que je reçois.
J’espère alors avoir l’opportunité d’intégrer une nouvelle fois les enfants à mes scénographies à vivre.

En attendant, je pars à la conquête de Rome !
Cela fait des années que je sens que je dois y aller.
Aujourd’hui, en cette veille de départ, j’ai l’impression d’aller à un rendez-vous prévu depuis toujours.
J’ai hâte de partager avec vous ce voyage dans le temps, l’art et les saveurs pleines de soleil  de l’Italie !

Rome m’attend, Rome j’arrive !

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

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English version

 Think of the awakening of a child

Friday, June 14, I was lucky to present my new scenography to live for the opening of Faces of Innocence.
This exhibition, which you can see until 22 September 2019 at the Barbizon cultural space, is proposed by the Besharat Gallery.
She presents child portraits taken by the photo-reporter Steve Mccurry.
These are, for the most part, the same photos used in the Art in School project of the Besharat Foundation which I told you about in my article When Art Invites in Schools !

Mr Massoud Besharat and children Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –

The collaborative work of Mr. Besharat and photographer Steve McCurry to make art accessible in schools and to educate students about benevolence is at the heart of the exhibition Faces of Innocence.
To tell the story of the photos, during the opening, I also had to tell the story of the project of the foundation.
To do this, my creation Think of the awakening of a child, is born from the participation of the students of the school of Barbizon. It is indeed the first french school to have welcomed the project of Mr. Massoud Besharat. In addition, the exhibition taking place in Barbizon, their participation was obvious.

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For my scénographie à vivre , I start with the team that will revive the universe of the exhibition. The outline is clear and precise for me, but it is essential for me that all the people around me during the creation bring a piece of what they have and what they are. For creations to work, they must be the result of sharing.
To Think of the awakening of a child, children and I , we created together the story of the scénographie à vivre . Our goal was to make the world of Steve McCurry’s photos and the Art in School project palpable.
After school work with the school principal, the children were able to express their feelings and share them with an audience of astonished and attentive adults.

It was one of my most beautiful human experiences! Creating with children a cultural project of this magnitude outside the walls of the school has been very rewarding!
This experience allowed me to meet beautiful people and strengthen my desire to go further in my scenographic project.
I also understood that I could link two essential needs for me: the artistic need for creation from one side to the other, and the need to share my experiences, what I learned to make sense of what I do and what I receive.
I hope then to have the opportunity to integrate children once again into my scenography à vivre.

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In the meantime, I’m going to conquer Rome! It’s been years that I feel I have to go.
Today, on this eve of departure, I have the impression of going to an appointment planned forever.
I can not wait to share with you this journey in time, art and warm flavors full of sunshine!
Rome is waiting for me, Rome I’m coming!

I’m Melina Gabler, I know where I’m going.What about you ?

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