Derniers souvenirs 2018, l’Italie m’éblouit !

Mes deux dernières expositions 2018 m’ont enchanté.
Elles se sont terminées fin Janvier certes mais, même si j’ai mis le temps, j’avais envie de partager avec vous mes expériences italiennes et puis… les tableaux de Caravage sont tellement magnifiques qu’il aurait été dommage de ne pas en publier quelques-uns…!

L’exposition Caravage à Rome amis et ennemis au musée Jacquemart André était incontournable !
C’était la première fois que j’explorais cet hôtel particulier aujourd’hui institut de France, ancienne demeure du collectionneur d’Édouard Andrés en 1833, collection qui sera perpétuée par sa femme Nélie Jacquemart.
C’est un lieu très agréable qui regorge de nombreuses références culturelles et artistiques de tout temps et de tout lieux.

Judith décapitant Holopherne
Judith décapitant Holopherne par Caravage. Sujet de prédilection du théâtre et de la peinture du XVI ème siècle.  Mythe biblique fréquemment repris dans le milieu artistique de ce sièlce.

Pour la création de cette exposition, le musée Jacquemart André a réussi à rassembler de nombreux tableaux venant de collections et de musées du monde entier (Italie, Russie … etc.).
Grace à ces collaborations, il a été possible de présenter au public le travail de recherche sur la lumière dans les peintres entre la fin du 16èmeet le début du 17ème siècle à Rome.

Les chefs-d’œuvre de Michelangelo Merisi (1571/-1610) dit Caravage côtoient ceux de ses contemporains avec qui il a travaillé, échangé et qui ont enrichi, nourri son travail novateur connu aujourd’hui sous le nom de « clair-obscur »
Ses innovations dans ce domaine ont d’ailleurs donné son nom au courant caravagisme dès le début du XVIIème siècle.

David et Goliath Orazio Borgianni
Orazio Borgianni david et Goliath 

 

Les tableaux de Caravage sont tellement réalistes qu’on pourrait les confondre avec des photographies. Cette impression est dûe au travail des couleurs, de la mise en scène théâtrale de ses compositions mais également à ces personnages.
En effet, ses personnages ont les caractéristiques des modèles qu’il peint et non plus forcément des personnages, des symboles qu’il est censé représenter.

Caravage est devenu Caravage à Rome et grâce à Rome qui est à cet instant d’une grande effervescence culturelle et artistique.
Il est donc facile d’imagine l’épreuve que cela a pu être pour Caravage de devoir quitter la ville dans laquelle il s’est accompli en tant qu’artiste.
En effet, après avoir assassiné un homme de lors d’une rixe en 1606, Caravage est banni de la ville. Le peintre va alors mener une vie d’errance, en attendant la mort qui l’emportera quelques années après.
Parfois le Bannissement est une sentence bien pire que la mort et ce n’est pas Roméo qui dira le contraire… !

 


Si je suis allée à l’exposition Éblouissante Venise au Grand Palais, c’est un peu par hasard. Initialement, je voulais aller faire un tour de piste à la patinoire installée en fin d’année dans ce superbe lieu, mais j’ai oublié mes gants ! Alors, au lieu d’aller faire du patinage, j’ai passé mes dernières heures de 2018 à me balader dans la Venise du XVIII siècle.
Ce fut un voyage dans le temps spectaculaire : architectures, costumes, théâtre, fêtes officielles et officieuses, commerce, musique, opéra, peintre … une vie riche et dynamique en perpétuelle évolution, ouverte au monde et à la culture.
Grace à la scénographie proposée pour cette exposition, on peut se rendre compte que l’Art et le Beau étaient présents partout et faisaient partie de la vie quotidienne des Vénitiens.

Ces références italiennes qui m’ont fait du pied en fin d’année confirment mon envie d’aller découvrir l’Italie par moi-même.

Un voyage initiatique artistique à Rome cet été serait alors le bienvenu …

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais (à Rome cette fois-ci !).
Et vous ?

*Tableau à la une : Scène de carnaval ou le Menuet de Giandomenico TIEPOLO (1727-1804)


English version

Last 2018’s memories, Italy dazzles me !

Saint-Jérôme
Saint Jérôme écrivant, vers 1605, Caravage

I have been delighted by my last two exhibitions 2018.
They ended at the end of January, but even if I took my time, I wanted to share with you my Italian experiences and… Caravaggio’s paintings are so beautiful that it would have been a shame not to publish some of them …!

 The exhibition Caravaggio in Rome friends and enemiesat the museum Jacquemart André was a must!
It was the first time I explored this mansion, today institute of France, former home of the collector of Edouard Andrés in 1833, which will be perpetuated by his wife, Nélie Jacquemart. It is a very pleasant place full of many cultural and artistic references of any time and any place.
For the creation of this exhibition, the museum Jacquemart André has managed to collect many paintings from collections and museums around the world (Italy, Russia … etc.).
Thanks to these collaborations, it was possible to present to the public the work of research on the light in the painters between the end of the 16th and the beginning of the 17th century in Rome.


The masterpieces of Michelangelo Merisi said “Caravaggio” (1571 / -1610) rub shoulders with those of his contemporaries with whom he worked, exchanged and enriched, nourished his innovative work known today as « chiaroscuro » « .
Its innovations in this field have also given it’s name to the caravaggio trend from the early seventeenth century.
Caravaggio’s paintings are so realistic that they could be confused with photographs. This impression is due to the work of the colors, the theatrical staging of his compositions but also to these characters. Indeed, his characters have the characteristics of the models he paints and not necessarily characters, symbols he is supposed to represent.

Caravaggio became Caravaggio in Rome and thanks to Rome which is at this moment of great cultural and artistic effervescence.

It is easy to imagine how hard it may have been for Caravaggio to have to leave the city where he became an artist. Indeed, after killing a man during a brawl in 1606, Caravaggio is banned from the city. The painter will then lead a life of wandering, waiting for death that will prevail a few years later. Sometimes the Banishment is a sentence much worse than death and it is not Romeo who will say otherwise …!

EV3

If I went to the exhibition Dazzling Veniceat the Grand Palais, it’s a bit by chance. Initially, I wanted to go for a run at the rink installed at the end of the year in this beautiful place, but I forgot my gloves! So, instead of going skating, I spent my last hours of 2018 walking in Venice of the XVIII century. It was a spectacular journey through time: architecture, costumes, theater, official and informal festivals, trade, music, opera, painter … a rich and dynamic life in perpetual evolution, open to the world and culture. Thanks to the scenography proposed for this exhibition, we can see that Art and Beauty were present everywhere and were part of the daily life of the Venetians.

These Italian references that made me feel at the end of the year confirm my desire to discover Italy by myself.
So, an artistic initiation trip to Rome this summer would be welcome …

I’m Melina Gabler, I know where I’m going (to Rome this time !).
What about you ?

Capture d’écran 2019-02-28 à 10.39.20
Le Ridotto du Palazzo Dandolo par Francesco Guardi (1712-1793)

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