Edgar Allan Poe, un mystère obsédant et intemporel – Partie I –

Tout le monde connais les oeuvres d’Edgar Allan Poe et parfois même sans le savoir.
L’auteur est le précurseur du roman policier, du fantastique et de la science-fiction. Toute notre culture artistique a été et est encore influencée par ses poèmes et ses contes .
La littérature, le cinéma, les séries, la musique, la peinture, la sculpture et tant d’autre encore se sont inspirés et s’inspirent toujours du mystère mélancolique de Poe.
Cet auteur fait parti de notre mémoire collective. 

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Illustration pour « La chute de la maison Usher » (gravure) – Mélina Gabler, Scénographies à vivre
La chute de la maison Usher
Illustration pour « La chute de la maison Usher » (image numérique)  – Mélina Gabler, Scénographies à vivre

Les quarante années de vie d’Edgar Allan Poe (1809 – 1849.) ont été une succession de douleurs, de rejets, d’échecs et de certains succès qui n’ont jamais duré très longtemps.

Cet homme, vraisemblablement en quête d’un idéal inatteignable exorcisait sa mélancolie chronique au travers de ses écrits.
C’était un esprit très intelligent mais aussi très sensible, peut-être trop sensible pour notre réalité…
Ses oeuvres sont romantiques, aussi dramatiques que drôle et toujours hantés par la mort et des questionnements existentielles qui se tapissent au fond de chacun d’entre nous.
Autrement dit, ses textes sont aussi pluriels et complexes que semblait être l’auteur et sa vie .

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Illustration pour « Le chat noir » (gravure) – Mélina Gabler, Scénographies à vivre

Sa mort fût toute aussi mystérieuse que ses contes et ses poèmes.
Encore aujourd’hui, personne n’arrive à se mettre d’accord… à moins que personne ne souhaite se mettre d’accord ? Car, qui a t-il de plus passionnant et obsédant si ce n’est une énigme indéchiffrable ?
L’écrivain restera alors certainement entouré de mystère tant qu’il y aura des curieux et des rêveurs pour le lire.

Chers vous, vous trouverez ailleurs et, assez facilement , d’autres informations que ces quelques lignes au sujet de cet auteur.
Cependant, j’espère qu’avec cette brève première partie d’article je vous aurez donné l’envie de rentrer d’avantage dans son univers que nous pouvons retrouver il me semble,  en chacun d’entre nous… 

« La mort d’une belle femme est incontestablement
le plus poétique sujet au monde »

ligeia ressurection

Pour terminer, voici un extrait tiré de la riche production littéraire de cet auteur qui comme certaines de nos interrogations existentielles, restera encore longtemps insaisissable. 

« (…) Elle se tord ! elle se tord ! – avec des angoisses mortelles
Les mimes deviennent sa pâture,
Et les séraphins sanglotent en voyant les dents du vers
Mâcher des caillots de sang humain.
Toutes les lumières s’éteignent, – toutes, toutes !
Et sur chaque forme frissonnante,
Le rideau, vaste drap mortuaire,
Descend avec la violence d’une tempête,
-Et les anges, tous pâles et blêmes,
Se levant et se dévoilant, affirment

Que ce drame est une tragédie qui s’appelle l’Homme,
Et dont le héros est le vers conquérant.
 » 

Extrait Liegeia

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

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De l’art à vivre, de l’art qui entre dans les coeurs !

Des formes uniques, des histoires particulières et des émotions toutes personnelles; les sculptures d’Alain-Marie Parmentier ont le pouvoir de s’immiscer dans votre fort intérieur et de faire renaitre en vous des sensations oubliées. 

UNE RENCONTRE

J’ai rencontré Alain-Marie Parmentier juste avant l’ouverture du dernier Salon d’Automne de Paris en octobre dernier .
Pour cet événement,  le sculpteur exposait l’une de ses dernières création, La Plage . 
Nous nous étions donnés rendez-vous au café du Petit Palais.
C’est donc dans ce lieu historique et culturel que j’ai pu faire la connaissance de cet artiste.

L’artiste que je vous présente ici est une personne passionnée, curieuse, qui a une fascination toute particulière pour la nature.
« J’ai une connexion particulière avec la nature au sens large … elle est une  source d’inspiration intarissable présente avec la force dans l’arbre de nos forêts …  Le bois c’est vivant, c’est communiquant. (…)
Le bois est une matière gratifiante mais aussi difficile car il faut pouvoir lire la vie de l’arbre qu’on travail. L’arbre s’exprime par rapport à ce qu’il est, au travers de son histoire –  qui est aussi la nôtre – et que le sculpteur permet de révéler par une exploration profonde aux origines du vivant : c’est une rencontre merveilleuse, pleine de promesse et d’enseignement. »

DES FORMES PLEINES DE VIE 

Chers vous, ce qui est extraordinaire avec les sculptures de A.M Parmentier  est qu’elles sont vivantes….!
La première chose que vous aurez envie de faire quand vous les découvrirez ce sera de les toucher, de rentrer en contact avec elles.
Généralement faites de bois les oeuvres, au travers de leurs formes et leurs histoires, sont chaleureuses et bienveillantes, comme si elles portaient quelque chose de rassurant en elles, ce qui nous pousse à aller vers elles.
« On est fasciné par une forme qui nous transporte et qui nous fait passer d’un plan à un autre , qui nous élève à notre quotidien pour faire correspondre un monde qui est en nous mais qui n’a pas forcement de miroir,  ni de figuration dans l’environnement, autrement dit… c’est une dimension  personnelle, très intime  et qui provoque une attirance pour une oeuvre … et ça c’est indéfinissable …  ça ne touche pas tout le monde la même façon …. cette  dimension particulière  est toute la puissance d’une oeuvre d’art …. » 

UNE EXIGENCE EXCLUSIVE

D’abord une passion à laquelle il s’adonnait lors de son temps libre, la sculpture est devenue une nécessité qui a pris une place essentielle dans sa vie jusqu’à lui faire quitter son activité salariée.
C’est tout seul, en écoutant ses émotions et en exploitant ses compétences pour la transformation des matériaux et la création d’objets que le sculpteur fait naitre ses projets.
«  Quand vous avez un don artistique quelqu’il soit , il faut le travail sans relâche pour ensuite pouvoir dire et partager . C’est un moyen extraordinaire pour traduire des émotions, que je tâche d’exploiter en réalisant des formes improbables… avec la complicité d’une matière maîtrisée qui nous relie à la vertigineuse beauté de l’Univers… et qui peuvent transformer la vie de ceux qui les regardent. »

LE BOIS, UN VECTEUR 

Le bois est donc la matière de prédilection du sculpteur, qui lui permet d’explorer ses interrogations et leur donner vie.
«  Je suis dans l’expression qui doit susciter, en principe, un message direct avec un contenu sincère  suffisamment fort pour parler à tout le monde. par le langage du coeur. Donc à partir de là on ne peut que passer des émotions où des choses fortes qui concernent la vie, qui concernent certaines interrogations comme : Qu’est-ce qu’on fait sur cette terre ? Pourquoi les oeuvres d’art transcende la vie quotidienne ? Est-ce apporter quelque chose de mieux pour élever l’âme et l’esprit ? »

LA POESIE DES FORMES

C’est ainsi que les sculptures d’A.M Parmentier deviennent des « objets à vivre », qu’elles s’installent dans nos espaces de tous les jours;  nos maisons, nos jardin … Elles nous accompagnent.
« Ces objets à vivre sont là pour nous aider à nous libérer de notre vie de tout les jours, à vivre de façon intime et paisible. On y puisse du plaisir, de l’énergie … Les oeuvres d’art doivent pouvoir communiquer par l’émotion ; c’est un domaine sensible qui n’est pas perceptible par tout le monde, c’est un langage subtil, tout comme la poésie !  » 

Mélina Gabler - Scénographies à vivre -
Alain-Marie Parmentier et Mélina Gabler au Petit Palais

 » Je ne prétends pas faire de l’Art , je fais des objets qui ne servent à rien sinon à témoigner de la Beauté, de la Nature, à chanter la vie avec cette capacité  à rentrer dans les coeurs ! « 

 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

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Un voyage parmis les étoiles !

Depuis le moi d’Août, vous pouvez faire un voyage étoilé au théâtre du Notre Ouest – Paris.
L’étoile sans nom  , la première mise en scène de Daria Konstantinova, est une reprise de la pièce roumaine de Mihail Sebastian. 
Cette pièce très peu connue en France pourtant adapter au cinéma roumain. En effet, la pièce a inspiré de nombreux réalisateurs comme Mihail Kazakov et Henri Colpi. 

Ne voulant pas nous laisser dans l’ignorance, Daria Konstantinova a réunit une troupe de comédiens éblouissants pour nous faire rêver et toucher les étoiles . 

Figurez-vous un petit village bien tranquille, et ses habitants qui ont chacun leur personnalité, leurs habitudes, leurs rêves . Pourtant ces charmants habitants sont coincés, enfermés dans leur quotidien et répètent sans arrêt les mêmes tâches, les mêmes bavardages ….
Ensuite visualisez le coeur de ce petit village : la gare ferroviaire. 
C’est la seule occupation du village et de ses habitants.
C’est le lieu de rassemblement où le changement et la vie passent sans jamais s’arrêter.

Enfin, imaginez au milieu de tout cela le professeur Miro. Professeur oui, mais il est surtout un explorateur, un chercheur passionné ! 
C’est le seul dans le village à ne pas tourner en rond, à avancer dans ses attentes et ses rêves. Du fait de sa passion, il passe alors pour le fou du village ! 

Tout d’un coup, lors d’une soirée  apriori comme les autres, le train à grande vitesse, celui qui ne s’arrête jamais et qui vient de la grande ville, s’arrête….  Cela va bousculer la vie bien tranquille du petit village et de ses habitants. 

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L’inconue – Lucie Cloteaux ; Marin Mirou- Benjamin Gray . Mélina Gabler Scénographies à vivre

Les questions de la solitude, de la folie, de l’ouverture et  du bonheur sont abordées dans cette pièce lumineuse, tendre et dure à la fois : « être étranger, être fou, être seul »

«  J’ai découvert quelque chose. Quelque chose de déchirant Grig, nous sommes malheureux. »

C’est à partir de cette réplique entendue dans le film de Mihail Sebastian que Daria Konstantinova a commencé à rêver sa mise en scène.
Une mise en scène riche, symbolique et dynamique dans laquelle le spectateur est littéralement immergé. En effet , l’entrée dans la salle se fait par la scène. Cette découverte du plateau est tout simplement magique et prenante . Il est alors possible de ressentir le travail des comédiens, une vibration qui nous chatouille des pieds à la tête.

De plus le talent indiscutable des comédiens, nous embraque dans la voûte céleste à la découverte d’une nouvelle étoile si humaine qu’il est impossible de sortir du théâtre sans rien ressentir. 

C’est pour cela que je vous encourage à aller découvrir cette petite merveille , installée bien chaleureusement dans son écrin historique et mythique du Théâtre du Nord-Ouest . 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?
Au théâtre du Nord-Ouest je l’espère  ! 

 

l'étoile sans nom affiche
Mélina Gabler Scénographies à vivre

 


 

Tous les chemins mènent à …. soi !

Cet été j’ai expérimenté la  dolce vita  .
Depuis des années je ressentais le besoin d’aller découvrir Rome, la ville sans âge.
Ce voyage,  j’en ai rêvé des années durant. Ce voyage, c’était un rendez-vous, une évidence.

Je pourrais vous parler de ses lieux historiques et de sa richesse culturelle ( théâtre – opéra – cinéma – musées – street-art ….) ; après tout, c’est pour ça que je partage ce blog avec vous !
Je pourrais aussi vous conseiller de ne jamais y aller en été si vous ne voulez pas mourir de chaud ; je pourrais vous donner les noms des meilleures gelateria ; je pourrais vous indiquer des endroits  non touristiques à couper le souffle ; mais, tout ceci n’aurait pas vraiment de sens.

ROMA 2019 18
Roma – Mélina Gabler –

Ce que j’essaie de vous dire chers curieux et chères curieuses, c’est que la ville de Rome n’est pas une ville à consommer, mais bien une ville à vivre ! 

Rome m’a réappris à prendre le temps de vivre. 

J’ai pris le temps de me perdre dans les rues de Rome ; j’ai pris le temps de me laisser guider par les belles personnes que j’ai rencontré ; j’ai pris le temps de ne rien planifier ; j’ai pris le temps de ne rien faire, de m’ennuyer, de m’assoir et de regarder autour de moi ; j’ai pris le temps de  manger, de me faire plaisir, de me faire du bien ; j’ai pris le temps d’écouter et de lire l’italien avant d’en prononcer mes premiers mots après 4 semaines d’apprentissage ! 

Alors oui, à force de prendre mon temps, je n’en ai pas eu assez, pendant mes deux mois, pour aller visiter le forum Romain par exemple, mais qu’importe ! En prenant mon temps à Rome, je me suis retrouvée. 

ROMA 2019 19
Roma – Mélina Gabler –

Rome ne se fait donc pas « en trois jours »  comme disent certains guides touristiques !
Rome, c’est vivre une aventure initiatique et c’est surtout, tomber amoureux !
Rome nous fait aimer la vie et je crois que c’est ça la dolce vita : aimer la vie et prendre le temps d’en profiter !

Ma vie parisienne m’avait aspiré dans son tourbillon des choses « à faire » .
J’avais toujours quelque chose à faire et à penser ! Je mettais quelque peu perdue, et surtout je mettais épuisée et je commençais à perdre de vue l’essentiel, mon essentiel. Mon projet commençait à devenir un fardeau . D’une chose que j’ « aimais » faire, il était devenu une chose que je « devais » faire.
Mon voyage à Rome est donc tombé à pic !

ROMA 2019 14
Roma – Mélina Gabler –

Après avoir pris soin de moi et m’être re-connectée à mon essentiel, je peux dès à présent donner une nouvelle énergie à mon projet.
J’ai également décidé continuer à vivre à dolce vita ! Je vais donc m’efforcer à prendre plus mon temps, ou en tout cas, à prendre plus de temps pour moi, et pour m’ennuyer ! Mais surtout je vais continuer à VIVRE et à AIMER .
Ainsi, même si je ne peux pas prévoir ce que va m’offrir la vie, mon intuition me dit que je vais bientôt avoir de nouvelles choses à partager avec vous. 

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


English version

All roads lead … to yourself ! 

This summer I experimented the dolce vita.
For years I felt the need to go discover Rome, the ageless city.
This trip, I dreamed of it for years. This trip was an appointment, an obviousness.

I could tell you about its historical sites and its cultural richness (theater – opera – cinema – museums – street-art ….); that’s why I share this blog with you after all ! I could also advise you never to go there in the summer if you do not want to die of heat; I could give you the names of the best gelateria; I could point you to non-tourist places that are breathtaking; but, all this would not really make sense.

 

What I’m trying to tell you, dear curious readers, is that the city of Rome is not a city to consume, but a city to live!
Rome has taught me what it is to take the time to live again.

I took the time to lose myself in the streets of Rome; I took the time to let myself be guided by the beautiful people I met; I took the time to plan nothing; I took the time to do nothing, to be bored, to sit down and look around; I took the time to eat, to enjoy myself, to make myself feel good; I took the time to listen and read Italian before pronouncing my first words after 4 weeks of learning!
So yes, by taking my time, I’ve not had enough of it, during my two months, to visit the Roman forum for example, but what does it matter! By taking my time in Rome, I found myself.

 

Rome is not done « in three days » as some tour guides say!
Rome is living an initiatory adventure and it’s falling in love!
Rome makes us love life and I think that’s the dolce vita : love life and take the time to enjoy it!

My Parisian life had sucked me into its whirlwind of things « to do ».
I always had something to do and think! I got a little lost; I also became exhausted and I began to lose sight of the essential, my essential. My project was starting to become a burden. From something I liked to do, it had become something I had to do.
My trip to Rome was perfectly timed!

After taking care of myself and reconnecting with my essentials, I can now give new energy to my project.
I also decided to continue living la Dolce Vita! I will therefore try to take more time, or at least, to take more time for me, and to be bored! But above all, I will continue to LIVE and LOVE.
So, even though I cannot predict what life will offer, my intuition tells me that I will soon have new things to share with you.

 

I’m Mélina Gabler, I know where I’m going. What about you ?

 

Pense au réveil d’un enfant

Vendredi 14 juin, j’ai eu a chance de présenter ma nouvelle scénographie à vivre pour le vernissage de Visages de l’innocence .
Cette exposition, que vous pouvez aller voir jusqu’au 22 Septembre 2019 à l’espace culturel de Barbizon, est proposée par la Besharat Galerie.
Elle présente des portraits d’enfant pris par le photo-reporter Steve Mccurry.
Ce sont, pour la plupart, les mêmes photos utilisées dans le projet  Art in school  de la fondation Besharat dont je vous ai parlé dans mon article Quand l’art s’invite dans les écoles !

Le travail coopératif de Monsieur Besharat et du photographe Steve McCurry qui consiste à rendre accessible l’art dans les écoles et à sensibiliser les élèves à la bienveillance, est au cœur de l’exposition Visages de l’innocence .
Pour raconter l’histoire des photos lors du vernissage je devais donc aussi, raconter l’histoire du projet de la fondation.
Pour ce faire, ma création Pense au réveil d’un enfant, est née de la participation des élèves de l’école de Barbizon. C’est en effet la première école française à avoir accueilli le projet de Monsieur Massoud Besharat. De plus, l’exposition se passant à Barbizon, leur participation était une évidence.

Pour mes scénographies à vivre, je pars de l’équipe qui va rendre vivant l’univers de l’exposition. Les grandes lignes sont claires et précises pour moi, mais je suis attentive à ce qu’on me propose. Il est même indispensable pour moi que toutes les personnes qui m’entourent lors de la création apportent un bout de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont . Pour que les créations fonctionnent, il faut qu’elles soient le fruit d’un partage.
Pour Pense au réveil d’un enfant, les enfants et moi, nous avons créé ensemble l’histoire  de la scénographie à vivre. Notre objectif était de rendre palpable l’univers des photos de Steve McCurry et celui du projet Art in school.
Après un travail scolaire avec la directrice de l’école, les enfants ont pu exprimer leurs ressentis et les partager avec un public d’adultes étonnés et attentifs.

Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –
Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –
Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –

C’était l’une de mes plus belles expériences humaines ! Créer avec des enfants  un projet culturel de cette ampleur en dehors des murs de l’école a été très enrichissant !
Cette expérience m’a permis de rencontrer de belles personnes et de renforcer mon désir d’aller plus loin dans mon projet scénographique .
J’ai également compris que je pouvais lier deux besoins essentiels pour moi :
le besoin artistique de création d’un côté et l’autre, et le besoin de partager mes expériences , ce que j’ai appris pour donner du sens à ce que je fais et à ce que je reçois.
J’espère alors avoir l’opportunité d’intégrer une nouvelle fois les enfants à mes scénographies à vivre.

En attendant, je pars à la conquête de Rome !
Cela fait des années que je sens que je dois y aller.
Aujourd’hui, en cette veille de départ, j’ai l’impression d’aller à un rendez-vous prévu depuis toujours.
J’ai hâte de partager avec vous ce voyage dans le temps, l’art et les saveurs pleines de soleil  de l’Italie !

Rome m’attend, Rome j’arrive !

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

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English version

 Think of the awakening of a child

Friday, June 14, I was lucky to present my new scenography to live for the opening of Faces of Innocence.
This exhibition, which you can see until 22 September 2019 at the Barbizon cultural space, is proposed by the Besharat Gallery.
She presents child portraits taken by the photo-reporter Steve Mccurry.
These are, for the most part, the same photos used in the Art in School project of the Besharat Foundation which I told you about in my article When Art Invites in Schools !

Mr Massoud Besharat and children Vernissage  » Visages d’Innocence  » – Mélina Gabler –

The collaborative work of Mr. Besharat and photographer Steve McCurry to make art accessible in schools and to educate students about benevolence is at the heart of the exhibition Faces of Innocence.
To tell the story of the photos, during the opening, I also had to tell the story of the project of the foundation.
To do this, my creation Think of the awakening of a child, is born from the participation of the students of the school of Barbizon. It is indeed the first french school to have welcomed the project of Mr. Massoud Besharat. In addition, the exhibition taking place in Barbizon, their participation was obvious.

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For my scénographie à vivre , I start with the team that will revive the universe of the exhibition. The outline is clear and precise for me, but it is essential for me that all the people around me during the creation bring a piece of what they have and what they are. For creations to work, they must be the result of sharing.
To Think of the awakening of a child, children and I , we created together the story of the scénographie à vivre . Our goal was to make the world of Steve McCurry’s photos and the Art in School project palpable.
After school work with the school principal, the children were able to express their feelings and share them with an audience of astonished and attentive adults.

It was one of my most beautiful human experiences! Creating with children a cultural project of this magnitude outside the walls of the school has been very rewarding!
This experience allowed me to meet beautiful people and strengthen my desire to go further in my scenographic project.
I also understood that I could link two essential needs for me: the artistic need for creation from one side to the other, and the need to share my experiences, what I learned to make sense of what I do and what I receive.
I hope then to have the opportunity to integrate children once again into my scenography à vivre.

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In the meantime, I’m going to conquer Rome! It’s been years that I feel I have to go.
Today, on this eve of departure, I have the impression of going to an appointment planned forever.
I can not wait to share with you this journey in time, art and warm flavors full of sunshine!
Rome is waiting for me, Rome I’m coming!

I’m Melina Gabler, I know where I’m going.What about you ?

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Le Machin du monde derrière le monde

C’est dans son atelier parisien qu’Antonio Cacciatore m’a invité à déguster des mets italiens concoctés par ses soins pour un entretien en toute simplicité. J’étais très curieuse qu’il me raconte son histoire, qu’il m’explique sa quête.
Le parcours atypique d’Antonio Cacciatore s’établit car ce peintre a commencé la peinture tardivement. Pendant longtemps il travaillait pour de grandes entreprises en tant que consultant à l’autre bout du monde. Comme la vie est bien faite, le fruit de certaines rencontres l’ont amené à la peinture et depuis environ 12 ans, il a commencé à peindre pour explorer son monde intérieur.

Quand on regarde le travail d’Antonio Cacciatore dans sa globalité, on se rend compte de la présence de certains leitmotivs qui reviennent s’en cesse comme le silence.
Dès que je regarde ses tableaux, je suis d’abord abasourdie par le silence ! Un profond silence qui me projette dans un lieu et un temps en dehors de la réalité. C’est comme si j’étais devant un miroir qui reflète non pas mon image physique mais plutôt mon image intérieure. 
Qu’est-ce qui me fait ressentir ça ?

the cotton path huile sur toile 165cm*114cm 2014
The cotton path huile sur toile 165cm*114cm par Antonio Cacciatore –                                            Mélina Gabler Scénographies à vivre.

L’artiste m’explique alors qu’il s’amuse à manipuler la temporalité de ses tableaux en déformant les images qu’il peint. Grace à cette déformation temporelle, il est impossible pour ceux qui plongent leur regard dans ses images, de se repérer dans le temps, ou dans un espace bien définit, et donc de reconstituer le fil d’une histoire particulière. En effet, il n’y pas vraiment une histoire de racontée, les toiles de l’artiste donnent aux spectateurs le pouvoir de choisir l’histoire, de se raconter sa propre histoire.

« La peinture elle doit être universelle [je trouve qu’une peinture qui n’est pas universelle, elle n’a pas de sens []   il faut que ça raisonne, si ça ne raisonne pas, ça devient de la décoration. »

 Comme pour le cinéma, tout est là, dans une seule image. Ses personnages sont comme des marionnettes qu’il déplace pour satisfaire son œil, son intention intérieure sur laquelle il n’a pas forcement de prise.

« La forme est là pour que le fond passe. »

Après guerre huile sur toile 130cm*90cm 2009 collection particulière
Après guerre huile sur toile 130cm*90cm 2009 par Antonio Cacciatore collection privée –           Mélina Gabler Scénographies à vivre.

Les personnages vivent dans les paysages oniriques du peintre, sans rentrer en relation les uns avec les autres. Le temps qui se déroule dans les toiles est relatif à chacun des personnages, il est totalement personnel, unique, c’est le temps du Kairos. Pour les Grecs, c’est le temps vertical, le temps que chaque être humain ressent personnellement.
Le silence qu’instaure le peintre dans ses compositions, avec notamment ses personnages isolés et ses immenses espaces presque vides, devient le silence intérieur de chacun. C’est le silence de la réflexion, de l’introspection. Les personnages et les espaces raisonnent….nous font raisonner.

jour 2 huile sur toile 100cm*100cm 2016
Jour 2 huile sur toile 100cm*100cm 2016 par Antonio Cacciatore –                                                  Mélina Gabler Scénographies à vivre.

Les peintures d’Antonio Cacciatore sont alors des espaces intérieurs de questionnement personnel intérieur, où se trouve le machin, cette information quantique, qui fait de nous qui nous sommes, et qui nous relie au monde grâce aux énergies universelles :

« Ce « machin » est en nous, on l’occulte dans nos société (…) d’origine ésotérique, religieux, ce machin est une chose fondamentale qui fait partie de ce qu’on n’est. »

La quête du machin, c’est la quête de réalité de l’artiste. Le monde sensible dans lequel nous vivons est-il bien la réalité ? C’est ce questionnement, comme peut l’illustrer le mythe de la caverne de Platon, qui habite Antonio Cacciatore et qui fait de ses compositions des images pas tout à fait figuratives, mais pas non plus tout à fait abstraites.
La peinture est devenue le médium qui lui permet d’explorer et de questionner son propre machin, sa perception de la réalité du monde que nous sommes tous accoutumés à voir : ce monde derrière le monde ; celui qui n’est ni matériel ni physique. 

La justice huile sur toile 120cm*120cm 2010 collection particulière
La justice huile sur toile 120cm*120cm par Antonio Cacciatore –               Mélina Gabler Scénographies à vivre.

Notre monde, notre réalité est donc pour le peintre est énigmatique.
L’énigme est un deuxième leitmotiv qu’on peut retrouver dans ses œuvres et c’est certainement cet espace énigmatique qui permet à des artistes d’autres milieux artistiques de lui passer commande.
En effet, un réalisateur de film et un écrivain de pièces de théâtre, ont chacun demandé à l’artiste de créer une toile spécifiquement pour leur création.
Dans un premier temps, c’était pour un aspect plutôt esthétique, mais un peu plus tard et avec du recul, les toiles commandées ont fini par jouer un rôle à part entière dans les histoires racontées.
Dans le long métrage par exemple, l’œuvre devait apparaitre une seule fois mais, finalement, elle suit le personnage principal et prend une grande place à l’écran. Elle devient alors un personnage à part entière qui bouge, et qui permet une mise enabîme des évènements et des autres personnages du film.

le matin dans la vie (1) huile sur toile, 135cm * 80 cm 2016
Un matin dans la vie (1) huile sur toile, 135cm * 80 cm 2016  par Antonio Cacciatore  –  (théâtre)                Mélina Gabler Scénographies à vivre.

Dans leur globalité, les œuvres d’Antonio Cacciatore sont des espaces dans lesquels on peut se plonger, des espaces parallèles, qui deviennent des fenêtres vers un univers immatériel qui nous échappe, mais qui pourtant existe quelque part en nous, quelque part derrière le voile d’une illusion imperceptible.

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?

English Version

 The world’s thing behind the world. 

Eau-vive huile sur toile, 100cm*73cm 2010 collection particulière
Eau-vive huile sur toile, 100cm*73cm 2010 collection particulière , Antonio Cacciatore – Mélina Gabler, Scénographies à vivre.

It’s in his parisian studio that Antonio Cacciatore invited me to taste Italian dishes cooked by his care for a cool interview.
I was very curious that he tells me his story, that he explains his quest. The atypical course of Antonio Cacciatore is established because this painter began painting late. For a long time, he worked for large companies as a consultant on the other side of the world. As life is well done, some meetings led him to painting and for about 12 years he began painting to explore his inner world.

When we look at his work in its entirety, we realize the presence of some leitmotivs that come back again and again like the Silence. As soon as I look at his paintings, I’m at first stunned bu the silence ! A deep silence projecting me into a place and a time outside of reality. It’s as if I were in fort of a mirror that reflects not my physical image but rather my inner image. What makes me feel that way ?

Défense d'afficher huile sur toile 100cm*73cm 2009
Défense d’afficher huile sur toile 100cm*73cm 2009, par Antonio Cacciatore – Mélina Gabler, Scénographies à vivre.

The artist explains to me that he enjoys manipulating the temporality of his paintings by distorting his images which he paints. Thank to this temporal distortion, it’s impossible for those who look at his images to locate themselves in time or define a particular space, and to reconstruct the thread of a story. Indeed, there is not really a story to tell, the paintings of the artist give to the audience the power to choose the story , to tell them their own story.

“Painting must be universal … I find that a painting which is not universal doesn’t have any sense … it has to have a reason, if it doesn’t, it’s become a decoration.”

As cinema, everything is there, in a single image. His characters are like puppets which he moves to satisfy his eye, his inner intention on which he doesn’t necessarily take.

“The shape is there for the bottom to pass.”

La minute de silence huile sur toiles 195*130 cm 2013
La minute de silence huile sur toiles 195*130 cm 2013, par Antonio Cacciatore – Mélina Gabler, Scénographies à vivre.

The characters are living in the dreamlike landscapes of the painter, without getting in touch with each other. The time that takes place in the paintings is relative to each of the characters, it’s totally personal, unique, it’s the of the Kairos; For the Greeks, it’s the vertical time, the time that every human being feels personally. The silence created by the painter in his compositions, especially with his isolated characters and his huge almost empty spaces, becomes the inner silence of each one. It’s the silence of reflection, of introspection. Characters and spaces raison, we make reason.

The paintings of Antonio Cacciatore are then interior spaces of internal personal questioning, where is the thing, this quantum information, which makes us who we are, and which connects us to the world thanks to the universal energies:

 “This “thing” is in us, it’s hidden in our society of esoteric, religious origin, this thing is a fundamental thing that is part of what we are.”

prima materia huile sur toile 120*120 cm 2010
Prima materia huile sur toile 120*120 cm 2010, par Antonio Cacciatore – Mélina Gabler, Scénographies à vivre.

In their entirety, the works of Antonio Cacciatore are spaces in which we can plunge, parallel spaces, which become windows to an immaterial universe which escapes us, but which nevertheless exists somewhere in us, somewhere behind the veil an imperceptible illusion.

I’m Melina Gabler, I know where I’m going.What about you ?


BONUS ! 

Pour les gourmands ! Une partie de sa série « Women Power » :

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Quand l’Art s’invite dans les écoles !

Je vous ai déjà parlé de la belle Besharat galerie de Barbizon, mais je ne vous ai pas encore parlé du beau projet que porte le propriétaire depuis quelques temps. 
Pour rappel, Monsieur Massoud Besharat est le directeur de la Besharat Arts Foundation qui a pour objectif premier de promouvoir et aider les artistes vivants. 
Il a commencé à apporter son aide dans sa première galerie en Géorgie (USA) à Atlanta et a poursuivi il y a cinq ans en France, à Barbizon.

Depuis un an Monsieur Besharat souhaite également rendre accessible et quotidien l’art aux plus jeunes pour développer leur empathie envers les autres. 
Il a appelé ce projet  » Art at School  » ;  » de l’Art dans les écoles « .
En effet, la Besharat Arts Foundation considère que l’art est un élément primordial et enrichissant dans le développement moral de l’enfant.

C’est pour cela qu’il souhaite donner la possibilité aux jeunes élèves de s’habituer au contact d’un art qui véhicule des valeurs de beauté et de sagesse pour amplifier leur compassion et leur empathie, ainsi que celui des enseignants et des parents. 
Grace à la force évocatrice de l’art qui provoque des réactions émotionnelles, il devient plus simple et naturel de prendre du recul sur le monde dans lequel nous vivons.

La philosophie de la fondation est que la vie que nous recevons est un pur hasard. En effet, nous n’avons pas forcement  la même vie, la même couleur de peau ni les mêmes croyances, nous ne parlons pas la même langue …. etc ; pourtant nous avons tous les mêmes besoins fondamentaux qui nous permettent de vivre (respirer, manger, accéder à des soins médicaux … etc), nous ressentons tous le besoin de vivre heureux dans un environnement paisible et sain. 
La seule différence est la chance que nous avons eu de naitre dans un lieu qui répond plus ou moins à nos besoins fondamentaux de vie et d’épanouissement.

Les aspirations de la fondation vont donc au-delàs d’un enrichissement intellectuel ainsi qu’esthétique et tendent à faire naitre une réflexion et un questionnement sur la condition humaine en général.

La Fondation débute son projet en proposant d’installer des photographies d’enfants de Steve McCurry, le célèbre photographe-reporter qui a fait le tour du monde pour « conter » les histoires d’hommes, de femmes et d’enfants que le hasard a placé dans des pays aux conditions de vie bien éloignées de nos sociétés occidentales. Au travers du travail du photographe portant sur des portraits d’enfants, les attentions de la Fondation d’éveiller l’empathie des élèves n’en sont alors que plus renforcées.

Capture d’écran 2019-03-26 à 22.06.53Capture d’écran 2019-03-26 à 22.05.44

C’est à la fin de l’année 2018 que la Besharat Arts Foundation a installé plus de 100 œuvres dans les écoles primaires, élémentaires et intermédiaires du comté d’Elberton en Géorgie (USA) grâce aux équipes éducatives qui se sont appropriés le projet pour enrichir leur contenu pédagogique.

Actuellement, la Fondation a installé les photographies de Steve McCurry dans l’école Jean-François Millet de Barbizon et est en train de travailler avec de nouvelles écoles de Seine-et-Marne.

 

 

Les premières réactions sont déjà très positives et vont dans le sens des espérances de la fondation comme en témoignent les premiers retours d’élève:  » Je pense aussi que Steve McCurry a pris ces photos dans des lieux insalubres pour montrer que vous pouvez toujours trouver de la lumière dans l’obscurité.  « Colman – USA.
« Grâce à cette photo, j’ai commencé à apprécier la culture et les traditions à un niveau supérieur. J’aimerais remercier Steve McCurry pour la création d’un tel chef-d’œuvre collectif qui a changé la vision des gens sur eux-mêmes et sur les autres. »
Zhao – USA

Je suis Mélina Gabler, je sais où je vais. Et vous ?


When Art comes to School !

I’ve already talked to you about the beautiful Besharat gallery Barbizon.
The Gallery is part of the Besharat Art Foundation, and is managed by the proprietor Mr.Massoud Besharat.
One of the Foundation’s objectives is to promote visual art, mainly painting, by assisting international artists to produce their work in the gallery premises for their beauty and emotional power.
The resident artists initiative was first implemented  in Atlanta, Georgia (USA) where Mr. Besharat had established his first art gallery and then it was done in the Barbizon gallery in 2014.

The Besharat Art Foundation has also launched the « Art in School » project to make art more accessible to young people in their everyday schooling.
The project is designed not just to create a much more pleasing spatial surroundings at schools, but more importantly to encourage discussion and debate amongst pupils themselves, and between them and their teachers, concerning their interpretation of and reaction to emotion that the displayed pieces of visual art can create.
The aspiration of the Foundation transcends pupils’s intellectual or aesthetic appreciation of the displayed works ; it intends to give rise to reflecting on and empathizing with the consequences of variations in the conditions of the human existence that the displayed pieces show.

The philosophy of the foundation is that the accident of birth is a random event, and that availability and access to necessities of living such as food, water and shelter is greatly influenced by the chance of birth. life we ​​receive is a pure chance.

Capture d’écran 2019-03-26 à 22.14.04Capture d’écran 2019-03-26 à 22.14.42Capture d’écran 2019-03-27 à 13.40.47

The Foundation will be using work of the world renowned photographer-reporter Steve McCurry, to give a flavor of the life of children around the world whose living conditions are varied and different from ours. It is hoped that the portrait of the children will be a reminder of our good fortune for having been born and raised in a rich part of the world, and reinforces a strong and ever lasting empathy with the less fortunate children in poor parts of the world.

At the end of 2018 the Besharat Arts Foundation displayed 100 portraits in twenty primary elementary and middle schools in the county of Elberton in Georgia (USA).
Currently, the Foundation has displayed Steve McCurry’s photographs in the Jean-François Millet school in Barbizon, ans is in the process of setting up the display in other schools in Seine-et-Marne.

The Foundation regards the early results as encouraging go beyond the expectations of the foundation as evidenced by the first student feedback: « I also think that Steve McCurry took this pictures in unhealthy place to show that you can still find light in the dark. » Colman – USA.
 » Through this photos, I began to appreciate culture and tradition to a higher level. I would like to thank Steve McCurry for creating such a collective masterpiece that has changed people’s view on themselves and others. »
Zhao – USA.

I’m Melina Gabler, I know where I’m going.What about you ?